Pourquoi je dis NON à la tour des Finances (posté le 1er juin 2011)

Ce lundi 30 mai 2011, le point 31 à l’ordre du jour du Conseil communal de la Ville de Liège s’intitulait «Modification de la rue Paradis, tronçon de la rue de Fragnée et de la rue Bovy».

En clair, ce point concernait le projet de la tour des Finances que le Collège communal défend depuis des mois contre l’avis des riverains et contre l’intérêt de la population liégeoise.

J’ai voté CONTRE ce projet.

Cette tour ne s’inscrit pas en cohérence avec le projet urbanistique, elle est démesurée. Elle culminera en effet à 138 mètres (118 mètres pour la tour et 20 mètres pour la flèche) ce qui est tout à fait disproportionné à cet endroit-là.

La SNCB s’est d’ailleurs prononcée sur le dossier et, selon elle, la tour serait trop haute de… 100 mètres!

Cette tour risque de défigurer un quartier en pleine reconversion depuis la construction de la nouvelle gare des Guillemins.

Par ailleurs, et c’est la deuxième raison pour laquelle j’ai voté contre, ce projet va à l’encontre du Périmètre de Remembrement Urbain (PRU). Selon ce PRU, «le long de l’esplanade, une ou quelques «émergences ponctuelles», «d’échelle métropolitaine», seront autorisées, avec une hauteur plus élevée correspondant aux gabarits de la gare ou des immeubles des quais. Une tour peut ainsi être étudiée du côté des berges».

La hauteur de la gare étant d’environ 40 mètres, il parait clair, et logique, que le PRU autorise au maximum une hauteur similaire pour la tour des Finances.

C’est une véritable aberration urbanistique de vouloir doter le quartier des Guillemins de la plus haute tour que connaitrait le territoire de la Ville. La tour Atlas, actuel ouvrage culminant de Liège avec 87 mètres, serait dépassée de plus la moitié.

Quelle est la logique? Dans quel cadre cette tour est-elle censée s’inscrire? Le collège est-il conscient qu’il va défigurer le quartier des Guillemins? Pourquoi fait-il fi des réclamations des riverains?

Dans quelques semaines, le Collège devra se prononcer une ultime fois sur ce dossier. Je crains malheureusement que les riverains ne soient pas entendus et que le Collège vote en faveur de cette tour que l’on pourra dès lors admirer de l’ensemble du territoire de la Ville. Car ce ne sont pas seulement les riverains proches de la tour qui subiront les conséquences dommageables de celle-ci, mais c’est l’ensemble des Liégeoises et des Liégeois qui verront leur Ville surplombée de cette tour que je n’hésite pas à qualifier de «Dubaï du pauvre».

À quand un stade pour le RFCL? (posté le 02/02/2011)

Ces derniers jours, l’actualité du Royal Football Club Liégeois fut des plus mouvementées.

Je ne vais pas m’attarder sur l’aspect sportif mais, comme souvent déjà, c’est l’absence de stade et l’incertitude quant à l’avenir financier du club qui retiennent toute mon attention.

Ce dossier me tient à cœur depuis de nombreuses années. Comme nous tous, j’aurais aimé qu’il se clôture bien plus tôt. Hélas, les décisions qui ont été prises n’ont pas toujours favorisé une issue rapide et favorable.

Il y a maintenant plus de 15 ans que le RFCL est sans stade. C’est en effet le 26 novembre 1994 que le club jouait son dernier match contre le Cercle de Bruges et en janvier 1995 que le stade de Rocourt était condamné.

Depuis le début de cette législature, j’ai déposé pas moins de 2 questions orales et 3 questions écrites au Parlement wallon et au Parlement de la communauté française. Depuis 2009, j’ai également déposé 2 interpellations au Conseil communal.

Ce lundi, j'ai déposé, avec Fabrice Dreze, une interpellation relative aux nouveaux problèmes rencontrés par le RFCL tandis que, mardi, nous avons déposé deux amendements au budget 2011. Un visant à créer une cellule qui se consacrerait à l’avenir du club et le second afin d’octroyer un crédit budgétaire pour le stade du RFCL.

Avant d’en arriver aux questions et aux propositions des trois séances du conseil communal consacrées au budget 2011, permettez-moi de refaire un petit flashback sur mes interventions en faveur du club, et ce, dans les différentes assemblées parlementaires.

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Deux jours à la découverte de «Ma vie à contre-Coran» de Djemila BENHABIB (posté le 21/10/2010)

Ces 18 et 19 octobre, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat et à la Maison de la presse de Liège Djemila BENHABIB pour la présentation de son premier ouvrage «Ma vie à contre-Coran». 

A travers son témoignage, Djemila dénonce la montée de l’islamisme politique et dévoile ses techniques d’instrumentalisation des communautés musulmanes. Véritable cri de guerre en faveur de la laïcité, de l’égalité des hommes et des femmes et du vivre ensemble, son ouvrage n’a pas manqué d’être salué au Québec. Le courage d’une femme, qui a croisé à tous les coins de rue les manifestations les plus hostiles de l’islamisme intégriste, est ici consigné dans un essai poignant de 267 pages.

Née en Ukraine, elle a grandi à Oran, ville qu’elle quitte  pour la France afin d’échapper à la terreur islamiste et aux menaces de mort qui pèsent sur sa famille. Réfugiée en France, le code de la Famille (code algérien imposé aux femmes en 1984) la rattrape pourtant. Elle s’exile alors au Québec croyant éluder toute nouvelle rencontre avec l’intégrisme.

Or, c’est précisément au Québec qu’elle décide de rédiger son ouvrage, suite aux conclusions du rapport de la commission Bouchard-Taylor chargée d’examiner les questions relatives aux accommodements raisonnables. Déguiser des demandes politiques en demandes religieuses et culturelles, c’est ce que Djemila BENHABIB dénonce haut et fort. Ces manœuvres pervertissent la démocratie et la liberté.

Son ouvrage est un plaidoyer pour la neutralité de la sphère publique afin de démasquer les fondamentalistes, pour que l’égalité des hommes et des femmes soit une «valeur non-négociable», pour un pacte social.

«Il faut se battre pour débattre et briser le silence», c’est en ces termes que Djemila BENHABIB rappelle la nécessité de mettre sur la place publique les questions du vivre ensemble. La peur et le silence servent les extrêmes.

Merci à Djemila BENHABIB pour cette enrichissante rencontre!

N'occultons plus le débat sur l'euthanasie des mineurs (posté le 30/09/2010)

L’euthanasie des mineurs est un débat difficile sur le plan moral. Il l’est d’autant plus lorsqu’on est, comme moi, mère de famille.

La mort, et encore plus, la mort d’un enfant n’est pas une question que l’on aborde à la légère.

Tout récemment, j’ai déposé une proposition de loi afin d’étendre l’euthanasie aux mineurs de 15 ans et plus. Avec celle-ci, j’entends encadrer légalement la pratique, même si elle reste très marginale, dans les unités de soins pédiatriques du pays.

En effet, alors que la loi dépénalisant l’euthanasie, votée en 2002, ne s’applique qu’aux adultes et aux mineurs émancipés, une étude universitaire a démontré l’an dernier que des «décisions de fin de vie» de patients mineurs étaient régulièrement prises dans les hôpitaux.

Plusieurs raisons objectives, plusieurs arguments ont guidé ma réflexion qui a débouché sur la rédaction de cette proposition.

Tout d’abord, je rappelle que la loi sur les droits du patient donne déjà le droit au mineur, quel qu’il soit, de refuser un traitement qui devrait lui être administré. Dès lors, pourquoi ce mineur ne serait-il pas moins capable quand il s’agit de l’issue de sa propre vie? De plus, il me semble que les jeunes d’aujourd’hui font très souvent preuve d’une maturité exceptionnelle, même au sujet de la mort.

Par ailleurs, le jeune ne doit pas être seul face à cette ultime décision. Les parents doivent y être associés. Par contre ils ne doivent pas lui imposer leur choix. La décision finale revient au jeune, encadré comme il convient, pour la prendre en toute connaissance de cause. Un jeune de 15 ans et plus est, selon moi, capable de décider seul de sa conception de la dignité. D’autant que cette capacité n’est pas présumée, mais appréciée au cas par cas par le médecin.

Ensuite, l’euthanasie des mineurs serait d’ores et déjà une réalité. C’est un débat que l’on ne peut plus occulter. En effet, en mars 2009, une étude de la VUB menée auprès de 141 infirmières occupées dans cinq des sept unités de soins intensifs pédiatriques du pays révèle qu’on y pratique des «euthanasies» sur des adolescents en fin de vie. Ce personnel revendique, à une très large majorité (89%), une extension de la loi aux plus jeunes. D’ailleurs, l’an dernier, l’Association belge des intensivistes pédiatriques avait pris position en faveur d’une extension de l’euthanasie pour les moins de 18 ans. Des médecins sont confrontés à cette demande et nous savons qu’ils y répondent.

Enfin, l’encadrement légal que je propose est plus restrictif qu’aux Pays-Bas. Des garanties sont prévues pour éviter toute dérive. Le médecin doit, avant toute chose, s’assurer, dans le chef du mineur concerné, de sa capacité de discernement et de son état de conscience au moment de sa demande. En outre, il doit consulter deux autres médecins, plutôt qu’un seul, quant au caractère grave et incurable de l’affection, en précisant les raisons de la consultation. Les médecins consultés prennent alors connaissance du dossier médical, examinent le patient et s’assurent du caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance physique et/ou psychique; et confirment que le décès interviendra à brève échéance. De plus, le médecin doit s’entretenir avec les parents entourés d’une équipe pluridisciplinaire, les informer de la procédure et après le décès, de tous les aspects pratiques qui en découlent.

Comme je l’ai dit, et plus que tout autre sans doute, ce sujet est sensible. Ma proposition de loi est basée sur des faits concrets, sur des réalités constatées, il est nécessaire d’encadrer une pratique déjà demandée, parfois appliquée mais toujours délicate.

Chaque cas est différent. Pour tous, l’aide de la famille est néanmoins essentielle et les conseils des médecins sont primordiaux. Pour chaque jeune, la capacité de discernement et l’état de conscience au moment de la demande doivent être appréciés et constatés.

Je terminerai en rappelant que, dans certaines conditions, les jeunes ont droit, eux aussi, à une mort digne, empreinte d’humanité.

L'immobilisme du Ministre de la Mobilité (posté le 27/09/2010)

En février 2010, j’interrogeais déjà le Ministre Henry sur la situation financière catastrophique de la Société Régionale Wallonne du Transport (SRWT). Je lui avais alors énuméré les chiffres désastreux et les déficits annoncés pour les différentes branches de la SRWT, et par exemple, les 9,8 millions d’euros pour le TEC de Liège-Verviers.

Monsieur le Ministre m’avait alors confirmé une augmentation des tarifs de 4,8% au 1er février 2010, ce qui n’est pas négligeable. En outre, je m’étais inquiétée auprès de lui au sujet du personnel et de l’offre de transport.

Le Ministre envisageait-il de «toucher au personnel» ou de «modifier l’offre de transport qui est présentée aux usagers»?

Henry s’est-il fait berner? Ou le hold-up d’Antoine.

Alors que les TEC Liège-Verviers ne cessent de gagner des clients (en 2009, le Groupe TEC a franchi des seuils historiques), il semble que la situation financière ne se soit pas améliorée.

Pire que ça. Malgré cette situation financière abyssale, connue de tous, il semblerait que le Ministre Antoine ne se soit pas gêné pour puiser 27 millions d’euros dans les caisses de la SRWT, et ce, afin d’équilibrer son budget wallon. Ces 27 millions, issus de la revente des parts de la SRWT dans Eurobus n’auraient-ils pas été les bienvenus?

Ce mardi 21 septembre, j’ai de nouveau interrogé le Ministre Henry au sujet du budget de la SRWT mais également au sujet de ce tour de passe-passe mis en place avec André Antoine.

Comme à son habitude, Philippe Henry resta hésitant, discret et peu sûr de lui. Il me répondit que la SRWT récupérera progressivement ce montant, et ce, avec des intérêts. Quels seront ces intérêts? Comment le Ministre va-t-il les négocier? Le fera-t-il au taux du marché? Le marché fluctue m’a-t-il répondu. André Antoine est-il du même avis? Les Ministres vont-ils avoir la même vision de la fluctuation du marché ?

La situation de la SRWT, elle, ne fluctue pas. Elle est catastrophique, c’est un fait. Et ce n’est pas cet ultime épisode wallon, marquant une nouvelle fois la naïveté de l’ancien président de la Fédération des Etudiants Francophones, qui va l’aider à retrouver un équilibre financier. On sait que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Henry a la possibilité d’utiliser une plus-value de 27 millions d’euros et se fait piquer l’argent. Il dit même «C’est de la bonne gestion» (sic.).

Il aurait pu utiliser ces 27 millions d’euros pour les plans sociaux et pour maintenir l’offre de transport. Henry n’a pas caché qu’à partir de 2012, la situation allait être catastrophique. Ce n’est pas comme ça qu’il pourra contenir la grogne sociale. Il parle de 6 millions à partir de 2011 mais c’est peu de choses par rapport aux chiffres annoncés.

En outre, il n’a rien voulu dire sur le contenu du contrat de gestion qui devrait être renégocié sous peu.

Non, tout ne va pas bien Madame la Marquise (posté le 30/08/2010)

Le 17 août dernier, dans les colonnes du Soir, Jean-Claude Marcourt plaçait, selon lui, «le MR devant ses responsabilités».

Il accusait le MR, par le biais d’un proche de Didier Reynders, de faire traîner le dossier et d’être la cause de la non participation de la SNCB à la SDLG (Société de développement de Liège-Guillemins). C’est sans doute un peu vite oublier que le PS, via son représentant bien à lui à la SNCB, est lui aussi responsable de la situation.

Selon moi, deux points sont indispensables dans ce dossier. Premièrement, la SNCB-Holding doit s’asseoir autour de la table et faire partie de la SDLG. Sans ça, la SDLG n’a pas de sens et peut être dissoute. Deuxièmement, la SNCB-Holding doit, une fois pour toutes, dire ce qu’elle veut pour le quartier. Et ensuite respecter ses engagements.

Le Collège communal liégeois porte lourdement la responsabilité des atermoiements.

Lors du Conseil communal de juin dernier, Willy Demeyer a fait voter et céder un droit de superficie à la SDLG. Au cours des discussions, je lui avais déjà demandé si, et sans avoir la fascination du pire, un plan B était prévu dans le cas où la SNCB ne donnerait pas son accord. Rien ne mentionnait en effet que la SNCB allait faire de même et je m’en suis inquiétée.

Le Bourgmestre m’avait alors répondu et je le cite «J’espère obtenir l’accord de la SNCB dans la quinzaine, et pouvoir entamer les travaux à la fin août», tout va bien Madame la Marquise. Son Echevin de l’Urbanisme, Michel Firket, annonçait, et je le cite également: «Nous sommes parvenus à un accord de principe[…] un accord doit intervenir d’ici peu, au creux de l’été».

Il semblerait malheureusement que nous soyons désormais davantage dans le creux de la vague. Vague comme le terrain face à notre gare.

La méthode du Collège dans ce dossier est à ce point caduque que même l’un des Conseillers de la majorité (Jean-Pierre Grafé) critique son Echevin. Selon lui, «c’est la méthode de la Ville qui n’est pas bonne. Il n’est pas bon d’avancer de manière unilatérale».

Dans ce dossier, les retards s’accumulent, les contradictions se multiplient. Une chose est cependant certaine à l’heure actuelle, pour pouvoir bénéficier des subsides européens, tous les travaux de voiries doivent être terminés et facturés avant la fin 2014.

C’est dans le but d’alerter à nouveau le Collège et son Bourgmestre que j’ai demandé au Collège de faire une communication sur ce dossier lors du prochain Conseil communal. Les Conseillers communaux, de la majorité et de l’opposition, doivent être tenus au courant des avancées et difficultés qui entourent ce dossier crucial pour Liège. J’ai également demandé au Président de la SDLG (qui est également Willy Demeyer) de tenir un Conseil d’administration de la SDLG début septembre afin d’informer l’ensemble des administrateurs.

Dans ce dossier, plus que dans n’importe quel autre, le sens de l’intérêt général doit primer.

Que chacun joue cartes sur table, voilà mon souhait.

Mondial, oui! Sans Jupiler, non! (posté le 30/08/2010)

Le 2 décembre prochain, la FIFA fera connaître le ou les pays sélectionné(s) pour l’organisation du Mondial 2018.

Depuis de nombreux mois, Alain Courtois et son équipe portent le projet d’organisation de la Coupe du Monde en Belgique.

Liège a déjà accueilli des matches de l’Euro de football  en 2000. Il va de soi que les retombées économiques d’une nouvelle expérience telle que la Coupe du Monde seraient des plus positives pour la Ville. Je ne peux que soutenir ce projet.

Néanmoins, au milieu du mois d’août, période durant laquelle le Comité d’inspection de la FIFA visitait notre pays, des voix se sont fait entendre. Les dernières révélations dans la presse relatives aux contrats imposés aux villes hôtes par la FIFA mettent un bémolà notre enthousiasme !

Les conditions générales semblent drastiques notamment en termes de mobilité, de taxes communales, mais aussi d’exclusivité sur les espaces publicitaires. Il convient de rappeler la tentative de la FIFA d’imposer l’exclusivité de Carlsberg pendant l’Euro 2000. Les Liégeois sans Jupiler, impossible à concevoir! La FIFA  compte-t-elle aussi nous imposer de repeindre le stade du Standard en mauvepar exemple?

Certains points restent obscurs. Que stipulent ces contrats? De quelle marge de manœuvre les Villes disposent-elles? Qu’est-ce qui est négociable et qu’est-ce qui ne l’est pas?

C’est dans le but d’obtenir un éclaircissement sur ces questions et de renforcer la communication que j’interpellerai le Bourgmestre de Liège, Willy DEMEYER lors du prochain Conseil communal. Des conditions, oui mais surtout de la transparence! Liège, ville candidate pour le Mondial 2018, ouimais pas à n’importe quel prix!

Fusillade à la Justice de Paix à Bruxelles (03 -06- 2010)

La population est sous le choc en apprenant la fusillade en pleine audience de ce matin dans laquelle un juge et un greffier ont été abattus. C’est un drame épouvantable. Tous les auxiliaires de justice sont aussi catastrophés.

La sécurité s’invite dramatiquement en pleine campagne électorale.

En 2008, Alain Courtois et moi avions déposé une proposition de loi visant à imposer une présence policière en permanence lors des audiences au sein des tribunaux. Mais avec regret, ce texte n’a pas été voté.

 Nous craignions et redoutions un drame. Il est des moments où l’on regrette d’être visionnaire.

Téléchargez le texte ici

La Burqa? En 2009 déjà.(14-05-2010)

Le 29 avril dernier, la Chambre a voté la proposition de loi interdisant de se présenter dans l’espace public sans être reconnaissable.

Soyons clairs, cette proposition vise essentiellement le niqab et la burqa, elle a été adoptée à la quasi unanimité.

Votre servitrice avait déposé une proposition de loi sur ce sujet au Sénat, et ce, dès le 15 octobre 2009, initiant ce délicat débat et jetant le pavé dans la marre.

Ma position, comme celle de mon parti, est très claire : «Sur la place publique, la liberté doit être assortie du respect de la relation sociale. Le MR plaide pour une liberté de principe concernant l’expression de signes religieux en rue et dans l’espace public.». De plus, je rappelais que le port de la burqa ne se base sur aucune prescription coranique et que le Coran n’en fait aucune mention. Par ailleurs, au dessus de la libre expression de son appartenance religieuse, je rappelais le principe fondamental du respect physique et moral de tout individu, indépendamment de son sexe, de sa race et de sa religion. À l’inverse, la burqa incarne l’asservissement de l’individu et la déshumanisation sociale, culturelle, économique et politique.

La burqa est gênante car elle représente un extrémisme qui remet en question nos valeurs occidentales de démocratie, d’égalité hommes-femmes et de liberté. La burqa ne représente de ce fait que les musulmans les plus radicaux et les plus sectaires.

Je posais donc la question, «pourquoi attendre qu’il y ait des dizaines de femmes en burqa dans nos rues avant de prendre une position claire dans le but de défendre nos valeurs démocratiques et fondamentales?».

Malheureusement, la proposition n’a jamais été inscrite à l’ordre du jour de la commission Justice du Sénat, étape préalable à l’adoption en séance plénière, et ce, du fait du despotisme non éclairé de Philippe Moureaux sur le Sénat.

À la Chambre par contre, le président de la Commission Justice, bien que socialiste lui aussi, a accepté de faire avancer cette proposition cosignée par tous les partis de la majorité, le MR en tête.

L’essentiel est que cette proposition… voit le jour!

Non au PP! (10-02-2010)

Je participais dimanche à un débat sur la RTBF avec Mischaël Modrikamen, le Président du Parti Populaire.
«Pourquoi ne pourriez-vous pas adhérer à ce parti?», telle était la question.

Ce qui me gêne, c’est la tonalité générale du manifeste de ce parti: une «râlerie», un dépit, une rancœur contre les politiques qui ne s’occupent que d’eux-mêmes, contre les fonctionnaires qui sont tellement politisés qu'ils en deviennent incompétents, contre les étrangers qui doivent rentrer chez eux, même s'ils sont aussi Belges. Cette désaffection cultivée est le pied dans la porte du populisme, puisque la réponse du PP, c'est le recours à des "politiciens visionnaires"(sic) et c'est ça le danger: rechercher auprès d’un sauveur la réponse. On passe de la démocratie à la démiurgie. Là gît le populisme.

Je vois aussi dans ce manifeste des solutions simplistes et dangereuses: notre sécurité sociale est détricotée. Non seulement, les allocations de chômage sont drastiquement limitées dans le temps, mais l’allocation d'attente passe à la trappe. Au diable, l’accompagnement des chômeurs, leur formation, les soins de santé: si vous avez un cancer, vous devrez recourir aux médecines douces et alternatives!

Je pourrais m’étendre sur les mesures ineptes en matière de justice, mais je consacrerais trop d’énergie à ce non programme. Je me bornerai à épingler que nos fonctionnaires seront heureux de savoir que leur statut sera unifié avec celui des employés! Et des ouvriers! Dès lors, ils pourront, c'est d'une logique implacable, être licenciés comme les autres. Quel progrès!

Le PP aime les slogans, les formules incantatoires: "tolérance zéro", très trendy, "big bang "de la justice .Nous serons tous d' accord pour dire qu’aucun acte répréhensible ne doit demeurer impuni, que les peines doivent être exécutées. Nous n’avons pas attendu le PP pour proposer des peines alternatives, pour faire du bracelet électronique une peine autonome. Nul mot cependant sur la prévention, l’éducation dans le manifeste du PP.

En fait, il y a tout ce que je n’ai pas lu dans le programme du PP, les libertés individuelles qui sont le socle de notre destin commun. Il n’y a pas de droit de penser, de s’exprimer, d’aller et venir, de se cultiver, bref de vivre dignement, s’il n y a pas de droit à l’éducation, à un logement décent, si l’on vit sous le seuil de la pauvreté, si l’on a faim. Je n'ai pas vu de solidarité entre les peuples.
J'ai vu une antienne ressassée, très égoïste .Peut-être pas tout à fait de l'extrême droite, mais de la droite extrême.

Le 112 doit fournir un système de réponse multilingue (05/01/2010)

Dans la nuit du 13 au 14 novembre 2009, un jeune homme de 19 ans a perdu la vie. Descendant à pied vers l’autoroute, vêtu de noir et titubant, il fut aperçu par un automobiliste qui tenta en vain de lui faire comprendre le danger auquel il s’exposait.

Le conducteur alerta ensuite le 101 pour signaler la présence d’un piéton sur l’autoroute. Francophone, il n’est pas parvenu à se faire comprendre de son interlocutrice s’exprimant uniquement en néerlandais. Les secours n’ont donc pu intervenir. Le drame s’est produit. Happé par un véhicule, le corps sans vie du jeune garçon fut retrouvé le lendemain matin le long de l’E40.

Cet accident nous rappelle combien il est impératif que les appels vers les numéros d’urgence soient traités dans la langue de l’appelant! Pour des raisons d’efficacité et de survie, une réponse doit pouvoir être apportée dans une des trois langues nationales, à savoir le français, le néerlandais ou l’allemand, en y ajoutant au minimum l’anglais puisque notre pays se situe au carrefour de l’Europe et ce, conformément aux conditions et critères de qualité et modalités fixées par le Roi.

La proposition de loi que j’ai défendue devant la Commission de l’Intérieur et des Affaires administrative va dans ce sens. Discutée en commission ce mardi 19 janvier 2010, la proposition fait l’objet d’un accord de majorité et connaîtra une nouvelle mouture. Il sera question de permettre aux sourds et malentendants de contacter par sms les centres d’appels d’urgence et de rendre quadrilingues le centre d’appel unifié et le Centre d’Information et de Communication.

Il convient d’insister sur le fait que dans des situations d’urgence, il est parfois difficile de s’exprimer dans sa propre langue. Le barrage linguistique ne peut qu’accentuer cette difficulté. En France, pays pourtant unilingue, un service d’interprètes à distance permet de communiquer en 28 langues dans 30 départements. A Londres, on répond en 137 langues.

La Belgique est un pays trilingue; faisons en sorte que chaque citoyen ait la même chance d’être secouru et que la langue ne soit pas un obstacle.

Il y a urgence!

Quand on fait dire ce qu’on n’a pas dit! (14-12-2009)

Dieu sait pourquoi (c’est le cas de le dire!) cette vieille proposition de Philippe MAHOUX est ressortie du linceul.

On a fait dire à cette proposition ce qu’elle ne dit pas. En aucun cas, ce texte ne va à l’encontre de la liberté religieuse, bien au contraire!

Ce débat est celui de la séparation des Eglises (il faut effectivement reconnaître une pluralité de religions) et de l’Etat. Il est question de la neutralité de celui-ci et des agents qui le représentent.  Je rappelle que ce principe de neutralité de l’Etat et de sa non-ingérence mutuelle dans les affaires religieuses  ne date pas d’hier.

Cette proposition de loi que j’ai cosignée en 2007 n’interdit nullement les croix et les signes religieux sur les tombes, caveaux familiaux et catafalques. Si tel était le cas, jamais je n’aurais signé cette proposition.

Ce texte a doublement été déformé, par les médias, en particulier la presse flamande, qui en ont fait une interprétation peu fidèle et peu objective et par le CD&V qui s’en est servi à des fins politiciennes.

Je n’aime pas qu’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit. Je respecte les convictions des uns et des autres. Cependant, je pense que la religion est affaire privée!

Cette histoire est montée en épingle et révèle un manque cruel d’honnêteté intellectuelle!

Pas de tram à Liège en 2013, le projet déraille (2-12-2009)

Mauvaise nouvelle pour les Liégeoises et Liégeois!

Me répondant en commission du parlement wallon, la ministre de la mobilité Philippe Henry annonçait que les prévisions données par le précédent gouvernement quant à la mise en œuvre d’une première ligne de tram à Liège était à revoir.

D’après le calendrier actuel, les travaux ne devraient pas débuter avant 2012!!!

Tout le dossier est chamboulé, du calendrier au financement en passant par le tracé et la philosophie même du projet.

Le ministre Henry souhaite modifier le tracé initialement prévu et remet en question l’axe Herstal – Jemeppe. Selon lui, le résultat de l’appel d’offres concernant le financement du projet ne sera pas non plus connu avant fin 2010 tandis qu’il revient également sur la possibilité d’utiliser le décret d’autorisation régionale qui aurait permis au projet d’avancer au plus vite.

Malheureusement, il semblerait donc que le projet connaisse de sérieux ralentis et que ce n’est pas pour tout de suite que les Liégeoises et Liégeois verront le tram rouler dans leur belle ville.

Ce lundi 30 novembre à la Fédération MR de Liège, l’asbl urbAgora présentait sa vision du projet de tram à Liège et insistait sur la nécessité d’une prise de décision avant l’été 2010. En effet, pour urbAgora, si la décision n’est pas prise pour cette date, la durée de la procédure est telle que le prochain gouvernement wallon pourra ne pas être tenu par la décision prise par ce gouvernement.

Il est donc urgent d’agir! 

Pour que Liège soit la ville d’accueil du Centre Sportif de Haut Niveau de la Communauté française (30/11/2009)

 

Parce que Liège présente des atouts majeurs pour accueillir le Centre Sportif de Haut Niveau de la Communauté française, je me réjouis que la motion que j’ai déposée ce 23 novembre dernier ait été signée à l’unanimité par le Conseil communal. C’est à présent le Ministre du Budget, des Finances et des Sports, André Antoine qu’il me faut encore convaincre.

Plus que le fait d’être liégeoise et amoureuse da ma ville, des arguments objectifs font que Liège est la candidate idéale pour un tel projet.

D’une part, je me dois d’évoquer le coût de ce Centre et l’atout que présente Liège. D’après plusieurs études, l’investissement à réaliser à Liège serait de l’ordre de 20 millions d’euros alors qu’il serait de 30 millions pour le site de Blocry à Louvain-La-Neuve, par exemple.

 

D’autre part, Liège nous offre les infrastructures nécessaires à la construction de ce Centre. Je tiens à rappeler que la «Cité Ardente» constitue l’une des trois villes en Communauté française possédant une piscine olympique et que les installations du Sart-Tilman et du Country Hall ne demandent qu’à être occupées de façon plus intense. La mise à disposition gratuite de terrains par l’Université de Liège et l’intérêt que le site du Sart-Tilman suscite auprès des Fédérations sportives jouent également en faveur de la candidature liégeoise.

Le Centre Hospitalier Universitaire de Liège possède de très larges services de médecine du Sport, de kinésithérapie et d’évaluation de la fonction musculaire et il serait prêt à mettre ses services et ses soins à disposition du Centre dont certains gratuitement.

Afin d’allier sport et université à l’image de l’INSEP en France, des synergies profondes et une collaboration pleine et entière peuvent être créées entre les autorités communales, le Recteur de l’ULg et les instances du sport en Belgique.

Et enfin parce que Liège est indéniablement la ville du Sport en Communauté française. Songeons à nos talents sportifset au monopole de Liège, la seule ville du pays à pouvoir se targuer d’avoir une équipe de division 1 en hockey et en basket sans oublier, en football, notre double champion en titre et notre équipe de division 2, certes toujours sans stade fixe. Songeons aux manifestations que notre chère «Cité Ardente» organise et a organisé par le passé: la Coupe du Monde de tennis de table et les championnats de Belgique Cycliste sur route. Liège est régulièrement la terre d’accueil de la Coupe Davis mais aussi la doyenne des courses cyclistes.

Pour toutes ces raisons, Liège mérite d’accueillir le Centre Sportif de Haut Niveau de la Communauté française !

La méchanceté et la mauvaise foi n’ont pas de limite

On ne devrait même pas prendre la peine d’y répondre mais comme internet circule vite, il faudra bien que je prenne ma plume.

J’ai découvert hier soir, ce 8 octobre, sur le site de La Libre Belgique un communiqué dans lequel certains, anonymes bien sûr, remettent en cause mon travail parlementaire. On s’amuse comme on peut.

Depuis 2003, j’ai déposé 226 propositions de loi, de résolutions et de décret et 1111 questions orales, écrites et interpellations. Certains me diront que ce n’est que de la quantité. Plusieurs sont devenues lois à force de travail, de persévérance. Je pense par exemple à la PMA, au diagnostic préimplantatoire, à la protection animale.

En Bioéthique, la loi sur la procréation médicalement assistée, votée en 2007, est au départ une simple proposition de loi que j’ai déposée en 2003 à laquelle les autres partis de la majorité se sont finalement ralliés. Cette loi a permis à de très nombreux couples de traverser plus sereinement cette épreuve. Je pense aussi à la modification de la loi sur l’euthanasie ou à la proposition de loi sur les mères porteuses.

En Justice, ma proposition de loi sur la réforme du divorce a obligé la Ministre Onkelinx à sortir du bois et à accélérer la réforme que tout le monde attendait. Il est vrai que ma proposition était meilleure que son projet. J’épinglerai aussi mes propositions sur le huis clos en matière familiale, sur le suivi des délinquants sexuels, sur le bracelet électronique comme peine autonome. Grâce mon initiative, des circonstances aggravantes sont retenues en cas d’agression sur des personnes à caractère public, comme les chauffeurs de bus par exemple.

En matière de protection animale, oui cela peut faire sourire certains, nombre de mes propositions de loi ont été votées et ont ainsi contribué à une meilleure protection et à un meilleur respect des animaux. On se rend compte de l’ampleur de ce phénomène de société.

Plus récemment, j’ai été critiquée par certains - les mêmes? – à l’occasion de  la mission que j’ai effectuée avec mon collègue Josy Dubié en Ossétie du Sud, après le conflit Géorgien. Nous avons rendu en toute liberté et indépendance, un rapport à rebours de l’opinion dominante dans les médias dans lequel nous affirmions que la Russie n’était pas l’agresseur mais bien la Géorgie. Petite goutte d’eau dans la mer. Petit à petit, les médias et les instances internationales ont examiné la situation et se sont maintenant rangés à notre avis. Dernièrement le rapport de la Commission d’enquête européenne a établi noir sur blanc que la Géorgie était l’agresseur.
Traverser un champ de mines, ce n’est évidemment pas porter un dossier jusqu’au bout. Il est exact qu’en fait de champ de mines … j’en connais d’autres. Mais ceux-là ne m’impressionnent pas.

Je terminerai par rappeler qu’en 2007, Le Soir m’a gratifiée du titre de «meilleure parlementaire MR». Les mêmes vous diront que «ce n’est que Le Soir».

Je ne peux pas être exhaustive, consultez le fruit de mon travail si vous avez envie. J’invite aussi les anonymes à le faire. Allez va, ça les occupera et ça leur permettra de trouver de la matière pour leur prochaine vilenie, dont personne n’est dupe.

Les propos du pape

Lors de mes nombreuses rencontres avec la population, j’ai été surprise d’apprendre par certains d’entre vous qu’une rumeur circule actuellement à mon sujet. Selon cette rumeur, au cours des mois de mars et avril de cette année, j’aurais alimenté la polémique autour des propos du pape Benoît XVI. En période électorale, on ne doute pas que certains se plaisent à faire de la désinformation pour d’évidentes raisons.

Pour rappel, la Chambre des représentants a voté une résolution "demandant au gouvernement belge de condamner les propos inacceptables du pape lors de son voyage en Afrique, et de protester officiellement auprès du Saint-Siège".  Il faut noter que parmi les partis qui ont voté en faveur de cette résolution, on retrouve notamment le CDH et le CD&V.

Par la suite, une proposition de résolution relative aux «effets négatifs des récentes déclarations du Pape sur la politique menée en Afrique en matière de sida» a été déposée au Sénat. Cependant, le Mouvement Réformateur ainsi que d’autres partis politiques l’ont jugée excessive et sans objet.  Le groupe MR du Sénat estime en effet que l’Etat n’a pas à donner son avis sur l’Eglise, tout comme à l’inverse, l’Eglise n’a pas à donner son avis sur l’Etat. Faute de consensus, la sénatrice socialiste flamande Marleen Temmerman a donc décidé de retirer sa proposition de résolution.

Je ne suis pas, comme certains voudraient le faire croire, une«mangeuse de pape». J’en veux pour preuve que j’ai donnée à mon fils le joli prénom de Jean-Baptiste. Par ailleurs, je n’ai jamais voulu porter atteinte au pape pour ses propos mais j’ai uniquement souhaité éviter qu’une interprétation négative de ceux-ci ne mette en péril les efforts massifs fournis par ceux qui luttent contre le fléau du sida. Comme l’a déclaré l’évêque de Liège, Aloys JOUSTEN, les propos du pape ont été «maladroits».

On ne m’a jamais entendu faire de déclarations aux journalistes de nature à blesser les convictions religieuses de quiconque. Au contraire, dans mon action, ma ligne de conduite a toujours été la tolérance. Cependant, la question est autre dans le cas présent. C’est celle de la coopération au développement pour la lutte contre le sida. Mon seul but est d’encourager la prévention et la lutte contre la propagation du VIH/sida, notamment via des moyens de prévention dont l'efficacité est scientifiquement reconnue. 59% des personnes séropositives en Afrique sont des femmes. Les jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans courent un risque au moins trois fois plus élevé d'être infectées par le VIH que les hommes de la même tranche d'âge. Cela est principalement dû à l'inégalité entre les sexes, au manque d'instruction et au faible statut socio-économique.

Le sida est pourtant devenu un virus évitable. Des progrès prometteurs sont aujourd’hui observés. Même en l'absence de vaccin, les adultes peuvent se prémunir contre le VIH par la modification de leurs comportements, par le recours aux préservatifs et par d'autres moyens qui ont freiné la propagation du VIH dans un nombre croissant de pays pauvres.

 

Christine Defraigne
Chef de groupe MR au Sénat

Les Sénateurs de Communauté,
ces drôles d’animaux en voie de disparition,
à cloner ou à préserver tels quels?

5 ans de législature, c’est 221 propositions de loi, de décret et de résolution. C’est aussi 1119 questions et interpellations, le tout dans les trois assemblées où je siège (3 assemblées pour un seul traitement). Au Parlement wallon, ce sont 536 questions et à la Communauté française, ce sont 493 questions. Je vous livre la liste sur demande.

En tant que Sénatrice de Communauté, je suis élue à la Région et déléguée au Sénat par la Communauté. Ce statut me permet d’avoir une vision transversale des matières.

La difficulté des Sénateurs de Communauté réside dans l’impossibilité d’être partout, en même temps. Nous sommes constamment écartelés entre les assemblées, qui ont chacune leur lot de réunions, commissions, séances plénières. Cela est d’autant plus difficile lorsqu’on occupe une fonction particulière au sein de l’une de ces assemblées, telle celle que j’occupe au Sénat. Le sénateur n’est pas maitre de l’agenda et se plie à celui des assemblées. D’où des agendas impossibles.

Lorsque je suis en Commission de la Justice du Sénat le mercredi, je ne peux être à Namur en séance plénière. Lorsque je suis en Bureau ou en séance plénière du Sénat le jeudi, il m’est impossible d’assister en même temps à une Commission à Namur.

Peut-être faut-il envisager cloner, dédoubler les sénateurs de Communauté ou leur donner le don d’ubiquité?

Plus sérieusement, il faudra se pencher sur ce statut «hybride» du sénateur de Communauté dans une réflexion globale de l’avenir institutionnel de notre pays. Soit nous aurons un véritable Sénat des Régions et des Communautés, composé uniquement de sénateurs ad hoc. Une autre piste de réflexion serait de laisser siéger le suppléant du sénateur de Communauté dans l’assemblée d’origine (PW, PB, PCF, etc).

La Wallonie va mal

La Wallonie a connu dans les années ’70 et ’80 une véritable mutation économique et industrielle comme ce fut le cas dans les régions industrielles du Nord-Pas-de-Calais, de la Lorraine, des Asturies, du Pays-Basque, de la Catalogne, de la Sarre, d’Hambourg, du Weser-Ems, de Brême, du Nordrhein-Westfalen, d’Overijessel, du Limbourg hollandais, du Yorkshire & Humberside et de l’Ecosse. Connaissons-nous les mêmes résultats que ces régions ? Non. Le rapport 2008 du Conseil économique et social de la Région wallonne (CESRW) a confirmé que dans les mêmes conditions économiques, la Wallonie est moins performante que ces régions d’Europe. Dépenses de recherche et développement (surtout des entreprises) mises à part, une bonne vingtaine d’indicateurs essentiels lui sont défavorables. En moyenne, les régions de tradition industrielle (RETI) ont repris plus rapidement que la Wallonie le chemin de la croissance économique, créatrice d’emplois et réductrice de chômage. Le taux d’emploi de la Wallonie est inférieur à la moyennes des trois RETI les moins performantes, c’est-à-dire les régions de Brème, des Asturies et du Nord-Pas-de-Calais. Et son taux de chômage si situe parmi les taux les plus élevés de ces régions de traditions industrielles.

Obama : Un président américain

Le 20 janvier, le nouveau Président américain a pris ses fonctions à la tête d’un pays qui traverse sa plus grave crise économique et financière depuis la grande dépression de 1929. Dans les premières semaines et les premiers mois de son mandat, toute son attention sera accaparée par les dossiers de politique intérieure et le redressement de l’économie américaine par des mesures pragmatiques. Un seul chiffre illustre l’ampleur de la tâche: les Etats-Unis ont perdu en novembre et décembre 2008 1 million d’emplois.

A côté des réformes nécessaires pour soutenir les écoles et les infrastructures négligées, pour élargir les soins de santé au plus grand nombre, pour répondre aux conséquences de la crise financière ou favoriser le développement de ressources énergétiques vertes, un dossier cristallise toutes les passions actuellement en plein salon de l’automobile de Detroit: l'État fédéral américain doit-il, oui ou non, investir des dizaines de milliards de dollars pour sauver de la faillite l'industrie américaine de l'automobile? Si la moitié de l'industrie américaine de l'automobile disparaît dans une large restructuration, ce sont 2,5 millions d'emplois qui seront perdus dès 2009.

Le redressement américain, dans une économie mondialisée comme la nôtre, est vitale pour la croissance européenne mais pas seulement. Près de 40 % de l'économie canadienne dépend de l'accès au marché américain. L’économie chinoise a besoin de débouchés pour ses exportations, moteur de sa croissance à deux chiffres. Toute mesure protectionniste décidée à Washington aurait donc de très graves conséquences sur notre économie. La baisse du dollar, favorable aux exportations et à la dette américaine, augmenterait le prix de nos produits européens dans les magasins de Chicago ou de New York. Nos Airbus auraient un mal fou à se vendre vis-à-vis de leurs concurrents de Boeing.

Comment se comporteront les nouveaux députés et sénateurs américains face aux mesures proposées par l’administration? Il leur faudra bien du courage pour prendre les décisions douloureuses avant de repartir en campagne électorale dans 18 mois pour les «mid-term elections» de novembre 2010. Il n’y a pas qu’en Belgique ou le calendrier électoral peut bloquer toute réforme économique d’envergure.    

Une politique étrangère répondant aux vœux des Européens?

Mais soyons francs: nous, Européens, nous attendons de Barack Obama qu’il change le cours de la politique étrangère américaine. Celle-ci a déjà partiellement évolué à partir de la fin 2006 suite à la victoire électorale démocrate. En effet, au cours de ces deux dernières années, l’administration Bush a négocié une alliance durable avec les insurgés sunnites en Irak, mené des négociations multilatérales avec la Corée du Nord pour garantir le démantèlement vérifiable de son programme d’armement nucléaire, et discuté indirectement avec l’Iran pour que Téhéran réduise l’aide militaire et financière apportée aux milices chiites du centre de l’Irak. Washington a enfin manifesté sa volonté de négocier avec des talibans non membres d’Al-Qaeda.

Un geste fort serait la fermeture rapide de la prison de Guantanamo, située en haut de la liste des échecs du Président Bush et du reniement des valeurs américaines. Avec le retrait des troupes américaines en Irak et l’envoie de renforts en Afghanistan, les tensions avec l'Iran et le conflit israélo-palestinien, le Moyen-Orient élargi constitue toujours le domaine principal de la politique étrangère américaine. On peut penser que le Président Obama accentuera les changements déjà perçus dès 2007: relance de l’attention des Etats-Unis sur l’Afghanistan et le Pakistan dans la ‘‘guerre contre la terreur’’, investissement dans le dossier du Proche-Orient dès le début de son mandat, et une souveraineté pleinement retrouvée pour l’Irak.    

Le dossier central est la relation entre les Etats-Unis et l’Iran, relation qui sera un des éléments clés de l’élection présidentielle iranienne de juin 2009. Barack Obama veut essayer de parvenir à un accord avec l'Iran : un "grand bargain" garantissant au régime iranien qu'il ne sera pas renversé militairement et qu'il ne sera plus soumis à des sanctions. En échange, l'Iran collaborerait à la stabilisation de l'Irak et de l'Afghanistan. Et userait de son influence auprès de ses alliés, la Syrie, le Hezbollah et le Hamas, pour favoriser une solution entre Israël et les Palestiniens.

Quelle sera la place de l’Union européenne dans ce grand mécano moyen-oriental? Parviendrons-nous à défendre nos valeurs et nos intérêts face à un leadership américain retrouvé? Cette démarche que nous réclamons aura-t-elle néanmoins une coloration multilatérale qui nous est chère?  

Cette politique étrangère américaine new look, qui met en avant la diplomatie sans écarter pour autant la pression militaire, va nous imposer à nous Européens une cohésion, un engagement et une crédibilité supplémentaire. Face à une administration prônant le dialogue et la concertation, tant réclamée entre 2000 et 2006, il sera malaisé de résister, y compris quand les demandes seront jugées conformes aux intérêts américains mais exorbitantes pour les Européens.

Après avoir critiqué tant et plus l’administration Bush, nous ne pourrons pas opposer une absence de réponse aux futures demandes de l’administration Obama. Dès la fin janvier, nous devrons formuler une réponse à la possibilité d’accueillir sur notre sol des prisonniers de Guantanamo qui ne seraient pas encore jugés et passibles de persécutions dans leur pays. Lors du Sommet du 60e anniversaire de l’OTAN début avril, nous devrons proposer des moyens européens militaires et financiers supplémentaires pour partir en Afghanistan, même dans les zones considérées comme les plus turbulentes. 

Le Président Obama ne sera pas le Président que nous aurions choisi pour gouverner les Etats-Unis en fonction de nos souhaits ou intérêts. Il sera le Président de tous les Américains comme il aime le répéter: il fera ses choix en fonction des intérêts de son pays, même si cela passer par des tensions transatlantiques dans le domaine du taux de change euro-dollar par exemple. Il mènera une politique étrangère dans la ligne de celle menée depuis fin 2006, incluant certes d’avantage ses Alliés mais en étant aussi plus exigeant vis-à-vis d’eux. Les Européens devront donc renforcer leur unité et leur coordination afin de proposer des positions unies et ambitieuses. Sommes-nous aussi capable de dire: «Yes We can»?        

La Ministre Simonet n'encourage pas le talent

A la demande des étudiants de l’Ecole Supérieure d’Acteurs Cinéma – Théâtre de Liège (ESACT), Christine Defraigne se rendra ce vendredi 9 janvier à une réunion –conférence de presse dans les locaux de l’ESACT pour soutenir les professeurs et les étudiants. Ceux-ci revendiquent la mise en place d’un statut de directeur et d’un statut de régisseur, indispensables au maintien du niveau pédagogique de l’école.

Ce n’est pas la première fois que l’ESACT est confrontée à une situation inquiétante, due à un manque de moyens et de réaction de la Ministre de l’Enseignement supérieur, qui met en péril son rayonnement et la qualité de la formation des acteurs en Communauté française.

En 2007, l’école a dû se battre afin de conserver un encadrement pédagogique suffisant pour pouvoir continuer à fonctionner.

En 2006, interpellée par Christine Defraigne, la Ministre s’était déjà prononcée contre la mise en place du projet pilote pour une Ecole supérieur d’acteurs de la Communauté française à Liège.

Ce refus de rencontrer les demandes de l’ESACT traduit l’absence de volonté de la part de la Ministre d’encourager le talent.

 

L’Hôpital de Bavière en «phase terminale»

- 1986: Cessation des activités hospitalières sur le site. Il faut le réaffecter.

- 1991 à 1993: Démolition des bâtiments de l’hôpital. On parle à ce moment de plusieurs projets commerciaux mais aucun n’aboutira.

- 1993 à 2005: Longue période d’incertitude, de tergiversation et de projets avortés. Ancion et Firket veulent y implanter une Cité des Sports, et même une Marina. En 2001, le Ministre wallon Daerden envisage d’y implanter son projet salle polyvalente mais cela n’aboutira pas. Une fois de plus, la Ville ne se décide pas à prendre le dossier en main et celui-ci trainera de longues années.

- Décembre 2004: Le Collège décide que le site accueillera un projet résidentiel. «Wiwi et Fifi» déclarent que «Ca va aller vite, on sent qu'il existe un vrai intérêt depuis quelques mois»!L’appel à projet est seulement lancé en juin 2005, et il faut encore trois mois pour retenir 5 projets.

- Mars 2006: Après 15 ans, un projet est enfin retenu. La société Himmos remporte le concours avec sont projet qui comporte 590 logements, 5.470m² de surface commerciale, 4.200m² de surface culturelle, 1.380m² de bureaux, une crèche et plus de 900 emplacements de parkings en sous sol. Les travaux sont initialement prévus de fin 2007 à 2014. Après la conclusion de la vente, Himmos entame tout de suite des travaux de démolition et sème une pépinière de 350 frênes.

- Décembre 2007: Le conseil communal donne son accord pour la construction des voiries nécessaires à la réalisation de la première phase. La Ville délivre le permis unique du «projet en bonne voie» pour la première phase en février 2008. Lorsque les travaux débutent en mai, Michel Firket déclare qu’«Il faut prendre la mesure de cette date ! Après plus de quinze ans d'abandon, c'est la perspective d'une nouvelle vie urbaine pour le site de Bavière qui se réalise aujourd'hui».

- Décembre 2008: Le flop!! 7 mois à peine après les premiers coups de pelle, les travaux sont à l’arrêt pour une durée indéterminée. La crise immobilière a bon dos! A l’abandon depuis 15 ans, ce projet devra malheureusement encore attendre pour une nouvelle vie. Les multiples promesses rassurantes de l’Echevin de l’Urbanisme n’auront pas suffit à éviter un énième chantier en retard.

Pour les Liégeoises et les Liégeois et les habitants du quartier, c’est un chancre au cœur de la Ville depuis 22 ans.

Christine Defraigne
Conseiller Communal

Liberté versus sécurité: non au court-circuit du Parlement!

par Christine Defraigne, Présidente du groupe MR du Sénat

Quotidiennement, les dirigeants politiques doivent trancher entre les intérêts collectifs et la défense des droits individuels. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, des mesures ont été prises afin de renforcer la sécurité au sein de nos sociétés. Certaines vont néanmoins à l’encontre des libertés individuelles et le respect de la vie privée. Le législateur doit trouver un point d’équilibre entre sécurité et liberté, en se rappelant comme Benjamin Franklin que celui qui sacrifie la liberté à la sécurité n’aura ni l’une ni l’autre.

Les ministères de la justice et de l’intérieur ont déposé, récemment, un projet d’A.R. créant une banque de données sur les citoyens. Celui-ci est, actuellement, soumis à discussion en inter-cabinets. Le gouvernement ne peut, toutefois, faire l’impasse sur un débat parlementaire. En effet, le cœur du problème demeure la garantie des libertés publiques, et c’est pourquoi, selon les termes même de notre Constitution (article 22), l’intervention du Parlement est indispensable. Nous demandons donc rapidement un débat réfléchi et serein dans notre Assemblée qui débouchera sur l’adoption d’une loi.  

L’alternative est claire : protéger les libertés est-ce protéger la vie privée de l’individu d’intrusions de la puissance publique, ou est-ce, avant tout, protéger la première des libertés, qui est, selon Montesquieu, la sécuritéde chacun ? Dans cette branche-ci, il est fondé, par exemple, d’opérer des profilages d’individus dangereux: délinquants sexuels, terroristes, trafiquants de stupéfiants, membres du grand banditisme, …

Pourquoi crée-t-on ce fichier? Car nombre d’affaires ne sont pas élucidées faute de renseignements à disposition des services de police sur l’évolution de la délinquance.

La complémentarité entre l’action de la police et celle de la justice est une évidence, mais alors que celle-ci intervient en aval après la commission des faits, il n’est pas interdit de penser que la police doive intervenir aussi en amont par la prévention, c’est-à-dire par la possibilité de déceler l’existence de réseaux d’une certaine dangerosité. Pour les victimes potentielles de la violence et de l’insécurité, les fichiers, par la connaissance qu’ils donnent de certains éléments de la vie privée d’une personne, permettent de connaître les dangers que celle-ci peut courir, et, dans le cadre d’une enquête, de faciliter cette dernière en sachant d’où a pu provenir l’attentat, l’agression, etc.

Les dangers d’une dérive

La liberté passe toutefois avant la suspicion, et vouloir fonder la sécurité sur la suspicion est une illusion. Une violence identifiée conduit à un jugement. Si elle ne l’est pas, faut-il mettre sous surveillance toute une population susceptible de la commettre? C’est entrer dans une logique terrifiante: nous sommes face à un risque de graves dérives qui pourrait porter atteinte au respect des libertés dans notre pays. Ce qui protège la sûreté ou la propriété ne doit pas devenir un instrument d’oppression entre les mains de ceux qui détiennent le pouvoir.

En quoi est-ce une sanction de figurer dans un fichier qui a pour objet de protéger la société et, éventuellement, de permettre l’élucidation d’un fait criminel? Simplement parce qu’il s’agit d’une intrusion des pouvoirs publics dans la vie privée, laquelle est en particulier protégée par notre droit Constitutionnel et par la CEDH. Toute atteinte à la vie privée doit donc s’analyser comme une contrainte ou une sanction.

Au-delà des principes philosophiques qui nous forcent à réfléchir à l’équilibre entre la protection de l’ordre public et des libertés individuelles, un certain nombre de points juridiques appellent un indispensable débat démocratique.

En premier lieu, il convient de déterminer de manière stricte les cas où la police pourra être habilitée à ficher des individus ainsi que le type d’informations qui pourra être répertorié. L’A.R. parle des situations où il existe «un intérêt concret» mais ne définit jamais cette notion. Il est aussi nécessaire d’encadrer avec plus de précautions, que ne le fait l’A.R. pour l’instant, le fichage des victimes et des mineurs. Est-il, également, indispensable de connaître les habitudes de consommations, l’état civil ou encore l’orientation sexuelle des personnes passées au crible?

Il faut, en outre, définir de manière précise les différentes notions utilisées dans le futur texte pour éviter la contestation de certaines procédures qui seront engagées devant les tribunaux. Des personnes, présentant pourtant un degré important de dangerosité pour la société, pourraient ainsi passer à travers les mailles du filet. L’A.R. est malheureusement trop large. Actuellement, tout groupement de personnes menant une activité collective est susceptible de faire l’objet d’un «fichage» que ce groupement soit attaché à la défense de la société démocratique ou au contraire qu’il représente un danger concret pour cette dernière.

Enfin, le contrôle de la mise en œuvre de cet A.R. par les services de police doit être précisé: l’accès à ces données personnelles ne peut pas être ouvert à n’importe qui. On se défend d’avoir prévu un système de contrôle interne performant: on n’en trouve pourtant aucune trace dans le projet.

Un contrôle efficace par la Commission de la protection de la vie privée doit aussi être assuré à condition de lui en donner les moyens. Il va également de soi que l’intervention du pouvoir judiciaire agissant en dernier ressort, comme l’exige la CEDH, ne peut en aucun cas être occultée.

 

 

Firket en flagrant délit de mensonge

Amateurisme, discrétion, contradiction et expropriations : c’est comme ça que l’on pourrait résumer la gestion du dossier de l’aménagement du quartier des Guillemins par l’échevin de l’urbanisme.

Revenir sur l’ensemble des nombreuses voltes face et contradictions de l’échevin serait trop long, mais je tiens à rappeler que durant deux ans, l’échevin a dit et répété que plus aucune nouvelle expropriation ne serait nécessaire. La donne semble avoir changé et l’échevin se contredit puisque de nombreuses expropriations sont désormais prévues.

Après avoir présenté en octobre 2006 (période d’élections communales) un projet qui ne nécessitait pas d’autres expropriations et après avoir coulé ce projet dans un PRU (périmètre de remembrement urbain), l’échevin qui avait d’ailleurs annoncé que les travaux débuteraient fin 2008 revient sur ses propres paroles et dit ne pas exclure pas moins de 60 nouvelles expropriations. L’échevin tait la vérité aux liégeois et démontre une fois de plus son manque flagrant de courage politique. Il est plus que grand temps d’arrêter de tergiverser dans ce dossier et de fixer un projet définitif tenant compte des intérêts des riverains.

On constate qu’au fil du temps, les promesses de Monsieur Firket semblent fondre comme neige au Sahara : les belles promesses de 2006 se sont envolées pour laisser place à de nouvelles expropriations dans le quartier.

Je me demande dans quel sens va la Ville dans ce dossier ? En 2000, le permis d’urbanisme a été octroyé par la Région Wallonne avec, entre autres, comme condition la réalisation d’une place adaptée devant la gare. Huit ans plus tard la Ville se demande encore comment l’on va aménager cette fameuse place. C’est inadmissible et cela démontre une gestion calamiteuse dans ce dossier.

Pendant ce temps, ce sont les habitants du quartier qui trinquent. Ceux-ci sont plongés dans le doute depuis 8 ans sur l’avenir de leur quartier et ne sachant pas si ils seront sur la liste des futurs expropriés.

Ce quartier qui est une porte d’entrée de Liège pour de nombreux touristes arrivant en train est en travaux depuis 8 ans et qui risque de l’être encore pour longtemps. Liège était connu avant pour son trou place Saint-Lambert, elle le sera désormais pour sa gare en chantier perpétuel.

Christine Defraigne
Conseiller Communal