Le livre a toujours occupé une place prépondérante dans ma vie. Flaubert disait que pour supporter l’existence il faut s’étourdir dans la littérature comme dans une orgie perpétuelle.
C’est en tout cas la forme d’art que je préfère, celle qui me permet le mieux de me réconcilier avec moi-même et de sublimer le quotidien. Je vous citerai quelques livres qui sont en quelque sorte fondateurs, qui m’ont marqué et qui restent mes chefs-d’œuvre universels.
- Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez
- Le parfum, Patrick Süsskind
- Le choix de Sophie, de William Styron
- La plaisanterie, Milan Kundera
- Promesse de l’aube, de Romain Gary
A côté de ceux-là, je voudrais vous parler de mes coups de cœur au fil de ces dernières années. Je voudrais aussi vous faire part de mes dernières lectures avec mon commentaire critique sur celles-ci.
Actualisation de mes lectures (1er septembre 2011)
1) L’Enquête de Philippe CLAUDEL
Livre qui ne laisse pas un souvenir vraiment impérissable, confus. Claudel ne se renouvelle pas: 9,5/20
2) Susswann Island de D. VAN
Petit roman américain, assez noir, mais beaucoup trop noir. Monolithique dans sa noirceur: 11,5/20
3) Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias ENARD
Bon petit livre intéressant sur Michaël Ange. Chouette roman historique: 13,5/20
4) La répudiée d’Eliette ABECASSIS
Intéressante histoire sur l’intégrisme religieux, version juive. Assez prévisible: 11,5/20
5) La Purge de Sophie SOSIOKSANEN
Excellent roman. L’occupation allemande et le communisme dans les Etats Baltes. A lire: 15/20
6) La Vie très privée de M. SIM de Jonathan COE
Le roman part bien et puis s’épuise et se termine de façon un peu décevante. Moins bon que la «Pluie avant qu’elle ne tombe»: 10/20
9) Le Musée de l’Innocence de Ohran PAHMUK
Magnifique roman qui se déroule à Istambul. On vit l’Istambul des années 1970 de l’intérieur. Une vraie poésie. Ohran Pahmuk est vraiment un des plus grands écrivains de notre temps: 17/20
8) Le Cimetière de Prague de Umberto ECO
Un mot: décevant, confus. Tellement confus que Umberto ECO se sent obligéde donner le fil conducteur et des explications sur le déroulement de son roman. Il ajoute que c’est destiné au lecteur peu subtil ou un truc du genre. Je dois vraiment faire partie de cette catégorie. 10/20
9) Le Fils de Michel ROSTAIN
Superbe roman émouvant sur la douleur d’un père qui a perdu son fils. On ne verse pas dans le pathos. Il y a même un certain humour. A lire:16/20
10) L’Ombre du vent de Carlos Luis ZARON
Très bon roman qui part très bien, passionnant pendant 5OO pages, mais la fin sombre un peu, ce qui donne une qualité assez inégale à ce livre. 14,5/20
11) L’Enfant de Noe de Eric-Emmanuel SCHMIT
Petit roman assez convenu, sur les enfants juifs cachés pendant la guerre. Je l’ai donné néanmoins à lire à mon fils de 11 ans qui l’a lu très vite. A destination des enfants: 11/20
12) Le Passage de la Nuit de MURAKAMI
Toujours cette atmosphère intimiste, un peu sombre, empreinte de mystère et de magie de MURAKAMI: 15/20
13) Mère et Fille de ABECASSIS
L’avantage d’ABECASSIS c’est qu’elle fait de petits romans qui se lisent assez vite. Ici c’est l’histoire de Sonia Rykiel et de sa fille. L’une ou l’autre page intéressante sur le sort des femmes, mais à part cela, on a l’impression de lire un magazine féminin. Très artificiel, beaucoup de lieux communs. A éviter: 10,5/20
14) La Chute de John STONE de Iain PEARS
Excellent roman qui monte en puissance, en trois parties, historiquement intéressant, passionnant. L’ennui c’est que j’avais compris depuis le début, mais à part cela très bon roman, des tableaux historiques intéressants, l’action se situe d’à peu près 1860 à 1950. Passage sur une crise bancaire du début du siècle, comme une prémonition. Une intrigue bien ficelée: 16,5/20
15) Le Cercle Littéraire des Eplucheurs de Patates de Mary Ann SHAFFER et Annie BARROWS
Bon roman, original, écrit sous forme de correspondance. Cela donne vraiment envie d’aller dans les Iles anglo-normandes . Plein de vie et de saveur. Un bon humour: 15/20
16) La Vie Devant Soi de R. GARY alias Emile AJAR
Prix Goncourt en 1975. Plein de sensibilité. Je me suis promis de le faire lire à mon fils quand il aurait 16 ans, car certains passages sont évidemment un peu durs. Un enfant de 10 ans, mais a-t-il 1O ans?, Momo qui s’exprime en argot et dans ses termes à lui, confié à Mme ROSA. Ce n’est pas le meilleur des Romain GARY mais ce livre reste d’une vraie actualité: 15/20
17) Au rang des essais,
Je me suis tapée deux essais psychologisants, dont je ne vous dirai pas ni le titre, et ni l’auteur. Je me dis que traînent dans les aéroports et même à la Fnac des bouquins écrits par des débiles pour des débiles (ben oui, je l’ai lu) et qu’on fait de l’argent en profitant de la naïveté des uns et des autres. Il y en a qui n’est qu’un tissu de bon dieuseries (acheté à l’aéroport de MONTREAL) et l’autre qui parle de la confiance en soi, une compilation de populisme et de lieux communs désagréables.
18) Le dérèglement du Monde de Amin MAALOUF
Plus intéressant, mais décevant une «resucée» des Identités Meurtrières avec des passages qui sont presque des copiés-collés.
Pas grand-chose d’original finalement, mais cela se laisse lire: 11/20
19) Lu aussi Le Petit Traité de Vie Intérieure de Frédéric LENOIR. Après «Jésus, Boudha et Socrates», trois maîtres de vie, Frédéric LENOIR récidive, mais en beaucoup moins bien. Frédéric LENOIR aligne les poncifs culturels et le poncifs tout court. Je finis par me demander s’il n’a pas une haute opinion de lui-même, car il se cite beaucoup en exemple.
L’une ou l’autre chose que l’on sait déjà sur la pensée positive, mais à part cela beaucoup d’autosatisfaction: 11/20
20) Y-a-t-il un Grand Architecte dans l’Univers? de Stephen HAWKING
Ah là c’est un régal. Beaucoup plus accessible que la «brève histoire du temps». De la physique Newtonienne à la physique quantique et finalement, une préfiguration de ces neutrinos plus rapides que la vitesse de la lumière. Et si cette fameuse théorie M expliquait bien la naissance de l’Univers?: 16,5/20
Actualisation de mes lectures (29 mars 2011)
1) UNE FORME DE VIE d’Amélie Nothomb. Voici donc la ponte annuelle d’Amélie Nothomb. Le sujet est original, part bien, mais comme d’ habitude, ça se termine en eau de boudin, brusquement. Comme si Amélie Nothomb avait atteint son quota rétribué de pages.
Je mets quand même un 14 sur 20
2) UNE EDUCATION LIBERTINE de Jean-Baptiste Del Amo. Alors ça, c’est la révélation. Ça part comme le Parfum de Süskind, des odeurs prégnantes qui s’impriment, mais s’il n’y a pas la palpitation du Parfum, la même frénésie, même s’il y a une dureté du livre, une certaine noirceur, ce livre reste grave. Plusieurs mois après, on y pense encore. Parfois avec une certaine angoisse, un mal être. Mais un vrai écrivain est né. Recherche documentée sur l’époque.
A lire, un 15 sur 20
3) LA CARTE ET LE TERRITOIRE de Michel Houellebecq. Ah Houellebecq ! Enfin le Goncourt qu’il eut mérité de longue date. Il se l’est fait souffler à plusieurs reprises par d’autres plus politiquement corrects mais tellement plus insignifiants. Celui ci n’est pas le meilleur Houellebecq, mais on y retrouve la solitude de ses antis héros, la construction en est originale.
A lire, un 15 sur 20
4) D’AUTRES VIES QUE LA MIENNE d’Emmanuel Carrère. Un livre un peu inégal. On se demande un peu où il va, amis livre prenant, profondément humain, émouvant. Je m’interrogeais sur la chronologie personnelle de l’écrivain, puisque ceux qui auront lu le TESTAMENT FRANÇAIS matérialisent des personnages qui semblent apparaitre pour la première fois dans ce roman ci, rédigé plus tard. Explication simple: ce roman ci avait été commencé puis abandonné. Peut être une explication du caractère un peu décousu de ce livre en 2 parties.
A lire aussi, 13,5 sur 20
5) LEVIATEMPS de Maxime Chattam. J’avais envie de lire cet écrivain à succès. Des polars essentiellement. Décevant ce bouquin, relou, comme dit mon gamin et emm... encore un succès de librairie inexplicable.
10 sur 20 si je veux vraiment être sympa
6) UN ROMAN FRANÇAIS de Frédéric Beigbeder. Je l’ai lu grâce à Houellebecq qui en parle dans «La carte et le Territoire». Très bon. Peut être celui qui m’a le plus plu des Beigbeder.
15 sur 20
7) JE VAIS BIEN, NE T’EN FAIS PAS de Olivier Adam. Le titre est plus long que le bouquin. Pas mal sans plus. Parait qu’il y a un film tire du livre, pas vu.
12 sur 20
8) LA BRULURE DU CHOCOLAT de Barbara Abel. Je l’ai acheté car j’ai entendu l’auteur en parler, plutôt bien, à la radio. Enfantin, comme bouquin, prévisible. Gentil. Mon gamin de 10 ans pourrait le lire.
11 sur 20
9) LA BASCULE DU SOUFFLE de Herta Müller. Certes l’auteur a un nom de charcuterie, mais je parle ici d’un prix Nobel de littérature, excusez du peu. Un livre magnifiquement écrit, un vrai style puissant, original. Une vraie œuvre poétique. Cela m’a fait penser à cette phrase de j ai oublié de quel poète : "Objets inanimés, avez vous donc une âme ?". En fait, la description de la vie dans un camp russe de déportés allemands après la seconde guerre mondiale, mais de manière poétique. Les objets s’animent, ont une vie. Cela se mue en fable. Un peu mutatis mutandis comme dans la " vita e bella ".
Un 16 sur 20
10) LA VIE EST BREVE ET LE DESIR SANS FIN de Patrick Lapeyre. En un mot: nul à ch... Sans intérêt, artificiel, emm… du temps perdu. Que dire d’autre?
9 sur 20
11) DEAD FAMOUS de Ben Elton. Original, amusant. Bonne satire britannique sur la téléréalité. Lu en anglais. Personnellement, je dois améliorer ma connaissance de l’argot. Ben Elton, l’auteur de Nuit Grave, reste une valeur sûre.
12 sur 20
12) NAISSANCE D’UN PONT de Marylis de Kerangal. Œuvre intéressante, très beau style, mais elle force un peu son art et la langue devient un peu artificielle à force de recherche. L’histoire laisse un peu sur sa faim .Manque quelque chose. À lire tout de même.
13,5 sur20
13) APOCALYPSE BEBE de Virginie Despentes. Très bon livre, passionnant. Bien écrit dans le genre et de l’humour. Un vrai écrivain. Il faudra que je lise le bouquin qui l’a fait connaitre, son "baise-moi".
14,5 sur20
Actualisation de mes lectures (01/12/2010)
1) Lu La fête au Bouc de Mario Vargas Llosa. C’est du grand «Mario Vargas Llosa», si tant est qu’il puisse y avoir du petit «Mario Vargas Llosa». C’est la description de la dictature de Trujillo en République dominicaine. Mario Vargas Llosa s’est toujours complu à décrire des satrapies. Je peux vous dire que des satrapes, il y en a partout à tout moment et dans toutes les organisations humaines. Comment le dictateur d’un froncement de sourcil, fait-il tomber en disgrâce, un courtisan dévoué. Sans donner d’explications. Satrapies ou exemple de perversion. La fête au Bouc, c’est le 30 mai. Le roman ne vaut pas tant pour sa description historique, mais pour son universalité de la terreur, de la crainte, de la répression.
Dans l’entre-temps, Mario Vargas Llosa Prix Nobel de la littérature. Ça m’a remplie de joie et de bonheur. Je me promets de lire un jour tous ses ouvrages.
2) Un trader ne meurt jamais de Marc Fiorentino. Ce petit livre prend toute sa résonance après la crise bancaire et financière. Finalement, on ne perd jamais les bonnes vieilles mauvaises habitudes. Un thriller financier, bien construit. Du nouveau Sulitzer.
3) Suite: HHhH de Laurent Binet, Prix Goncourt du premier roman. J’ai adoré ce livre qui traite de l’attentat contre Heydrich. Une construction étonnante de ce roman qu’on savoure, qu’on déguste, même si on connaît la fin de ce fait historique, le suspense demeure. Bien écrit, ça donne à réfléchir. J’attends le prochain bouquin de Laurent Binet.
4) «Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part» de Gavalda. Je n’ai jamais compris le succès d’Anna Gavalda. Je n’ai pas aimé ses romans. En tout cas, je me suis toujours demandé comment c’était un tel succès de librairie. Je trouve ni les histoires palpitantes, ni le style extraordinaire. Bien qu’a priori je ne sois pas une fan absolue des recueils de nouvelles, celui-ci n’est pas mal. J’ai épinglé l’histoire de la vétérinaire. Si vous le lisez, vous comprendrez pourquoi et vous comprendrez que de temps en temps j’aurais envie de faire la même chose à certains mecs.
5) Pereira prétend d’Antonio Tabucchi. J’ai eu envie de lire un ouvrage de cet auteur que je confesse n’avoir jamais lu. Il a été nommé Docteur Honoris Causa de l’Université de Liège. Court roman bien écrit, ramassé. Une vraie atmosphère. Des caractères bien décrits. Ici la satrapie est salazariste, mais c’est le même terreau que celle de Trujillo.
6) Le nanar du nanar, La fille de papier de Guillaume Musso. Je lis avec une certaine régularité les succès de librairie, pour comprendre ce qui fait les tendances de la littérature actuelle. Les romans et la littérature d’une époque valent mieux que toutes les analyses sociologiques. Décidément, je ne me réconcilie pas avec Guillaume Musso. Quelle médiocrité, quelle pauvreté d’histoire, de style, de référence culturelle qui vous sont balancées à la figure. C’est nul à ch….Et ça se vend en millions d’exemplaires! J’ai regretté d’avoir donné 20 ou 22 euros pour acheter ce truc infâme. Quelle honte!
7) Intrigue à l’anglaise, d’Adrien Goetz. Très mauvais. Moins que Musso, au dessus, mais mauvais également. Intrigue sommaire, référence culturelle du style «la culture, c’est de la confiture». A éviter.
8) Lu le dernier William Boyd:Orages ordinaires. Ce n’est pas du grand William Boyd. J’ai des souvenirs plus émus et profonds avec Brazzaville Plage. Un polar moyen. Je m’attendais à mieux de la part de William Boyd.
9) Lu un essai de Pascal Bruckner. Celui-ci me donne à réfléchir. Je conseille vraiment cet opuscule: Le mariage d’amour a-t-il échoué?. Dites m’en des nouvelles, mais je crois que oui le mariage d’amour a bien échoué. Cela ne veut pas dire qu’il faut en revenir au mariage de raison. Simplement, le mariage d’amour a échoué, parce que les hommes ne sont pas plus heureux. Au contraire? A voir.
10) Le Kabbaliste de Prague de Marek Halter. L’histoire du Golem. Un peu déçue. L’histoire est trop linéaire, finalement un peu trop communautariste. Je n’ai pas vraiment retrouvé l’ambiance magique que j’espérais.
11)
Lu L’appartement témoin de Tatiana de Rosnay. Premier bouquin que je lisais de Tatiana De Rosnay. Pas mal, se laisse lire dans le train aux heures de pointe. Décidément, je vais avoir ma dose de visions et d’apparitions, ainsi que vous le verrez.
12) Lu: Sépulcre de Kate Mosse. 730 pages lues en anglais. J’ai toujours une certaine fierté quand j’ai fini un bouquin en anglais. Pas mal, mais pas génial. Une histoire un peu tirée par les cheveux. Quand je vous parle de visions, d’apparitions, de fantômes qui reviennent, je fais donc le lien avec le bouquin précédent. C’est plein d’esprits qui rôdent. Je ne sais pas si c’est parce que l’anglais n’est pas ma langue maternelle, mais j’ai eu du mal à être émue. J’ai lu le livre assez vite, finalement prise par l’histoire et le petit suspense qui rôde. Cependant, on a l’impression que c’est tellement simpliste et pétri de bons sentiments sans profondeur et sans relief. Kate Mosse serait un peu Marc Lévy à l’anglaise.
13) Lu également Harlan Coben. Le dernier en date. Je l’ai lu en anglais. Comme je vous l’ai dit, ça me donne bonne conscience de lire un polar en anglais. Play Dead, c’est son premier roman, apparemment. Se laisse lire rapidement, à la Harlan Coben. Premier roman moins abouti que les suivants, mais on sent en germe, ce qui va faire les ingrédients du succès de Harlan Coben. Pas mal, sans plus.
14) Lu pour aller vite voir le film que je n’ai pas encore vu au moment où je rédige la présente «Elle s’appelait Sarah», toujours de Tatiana de Rosnay. Je l’ai lu car je revenais d’Auschwitz. Meilleur que «L’appartement témoin», sans être nécessairement un chef d’œuvre. On a quand même envie de le lire assez vite jusqu’au bout. On a l’impression que le bouquin a été écrit pour Kristin Scott Thomas, qui même si on n’a pas encore vu le film, est présente en filigrane. Pas mal, mais finit en eau de boudin. Une bonne littérature populaire sans que Tatiana de Rosnay soit un véritablement un grand écrivain.
Mise à jour de la chronique littéraire (10/08/2010)
1) Après le tremblement de terre de Murakami. Quelques nouvelles bien écrites. Toujours cette atmosphère intimiste, un peu triste de l’homme à la recherche de lui-même. Se lit facilement. Petit ouvrage lu en campagne électorale 2010 car pendant les campagnes, on est monomaniaque et on a difficilement la tête à la littérature et à autre chose que les programmes politiques.
2) Lu le troisième tome de Katherine Pancol.
Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Les deux premiers tomes sont un enchantement. C’est frais, c’est rafraîchissant, plein d’humour, ça se dévore. Il y a une morale intéressante et optimiste. Ce troisième tome est absolument nul! Je lisais que le «Le Monde» avait écrit dans sa critique que c’était «tartignolleen diable ». Sur les quasi 900 pages de cet ouvrage, 700 sont bonnes à jeter. C’est long, lent, pelant, il y a des redites. Déception par rapport aux deux premiers tomes. On n’y retrouve pas la fraîcheur de ceux-ci. Les seuls bons moments c’est quand Henriette, alias le cure-dents, recherche sa vengeance contre Josiane et Marcel. Ça ne s’invente pas. Les seuls bons moments sont aussi, car c’est de l’humour décalé, lorsque Marcel junior, le petit génie, essaye de traquer Chaval. Je n’en dis pas trop. Comme on a lu les deux premiers, il faut bien lire le troisième mais la déception est au rendez-vous.
3) Lu le premier tome de la trilogie de Jens Lapidus.
Stockholm noir, Tome 1: L’argent facile. Pas mal, c’est un avocat qui écrit. Il a dû bien plonger dans ses dossiers. Après «Millénium», les bourgeois dans Camilla Läckberg, ces Suédois nous font dans le polar. Ici, ils découvrent que leur société si parfaite, leur Etat-providence, cache des eaux troubles. L’Etat-providence n’échappe pas à la drogue, au trafic, à la prostitution, bref à la mafia. Une plongée assez naturaliste dans le milieu. Sans fioritures d’écriture. Droit au but. Des recettes sur le blanchiment d’argent; absolument technique. J’en ai appris à ce sujet. A conseiller aux ministres des Finances européens pour lutter contre la fraude fiscale.
4) Lu le best-seller Underworld USA de James Ellroy.Univers noir, un peu compliqué. Je poursuis donc mes lectures sur le crime, la mafia. Quand on s’aperçoit que la démocratie américaine (assassinat de Kennedy, de Martin Luther King, avènement de Richard Nixon) repose sur la connivence et la connexion avec la mafia. Quand le trafic de drogue sert aussi à endormir et infiltrer les mouvements noirs. Lorsque les USA aident les pires dictatures, les Caraïbes pour y faire le trafic de drogue, du jeu, de la mafia. L’univers de James Ellroy est très déprimant. J’avoue que j’ai du mal à dire si j’aime ou si je n’aime pas. Je n’ai pas lu les deux premiers tomes de ce qui est en réalité une trilogie. J’ignore si je les lirai. C’est intéressant, mais j’ai un peu de mal à m’y faire.
5)
Lu Nuit grave, Ben Elton. Très drôle. Plein d’humour. Ça se dévore. Lorsqu’un parlementaire anglais voit arriver son jour de gloire: il peut déposer une proposition sur n’importe quel sujet en son nom, sans être sous l’autorité de son parti. Ce dont on rêve tous, quoi! Peter Padget va déposer une proposition pour légaliser toutes les drogues en ce compris l’héro, la coke, etc. Que va-t-il se passer? C’est bien ficelé, amusant et ça se lit facilement. C’est un journaliste qui m’a offert ce livre. Cela décrit bien les relations politiques presse et la façon dont on peut s’em… les uns les autres et l’amour haine qui nous unit parfois.
6) Dans la main du diable d’Anne-Marie Garat. C’est mon cadeau d’anniversaire de Gisèle et Patricia qui travaillent avec moi au bureau d’avocats. C’est une brique de 1300 pages. Je vous avoue, et je l’ai dit à Patricia, que les 100 premières pages sont désarçonnantes. Je dirais même plus que les premières pages sont proprement un repoussoir. On a l’impression qu’on a affaire à un style ampoulé, que l’auteur cherche à pasticher un écrivain du 19ème. Qui, Stendhal? Et puis le miracle se produit lorsqu’on a passé plus ou moins les 100 premières pages. Ce livre est remarquable, palpitant. Il se dévore. On se laisse conquérir petit à petit par le style pour l’épouser tout à fait. Le sens de la formule de la métaphore est puissant et l’histoire vous happe littéralement: histoire de renseignements généraux, l’armée française un Etat dans l’Etat, qui est infiltrée, puis voici l’histoire d’amour. Et oui! Et on se sait plus si c’est l’histoire policière et d’espionnage qui prend le pas sur l’histoire d’amour ou l’inverse. J’ai aussi, après un début dubitatif, dévoré ce bouquin. J’ai fait part à Patricia de mes impressions du début et de mon doute. Elle m’a dit avoir vécu exactement la même chose. Alors prenez ce livre qui est une véritable œuvre littéraire et ne vous laissez pas décourager par les 100 premières pages. Laissez-vous gagner par cette histoire et cette fresque passionnante de l’année 1913. La Première Guerre Mondiale va éclater. La reconstitution d’un monde qui se termine. L’armée française qui n’est pas débarrassée de ses vieux démons. Finalement, sur quoi reposent nos démocraties? Entre 1913, Underworld USA (1968) et Stockholm Noir (aujourd’hui), le monde a-t-il changé?
Suite au prochain épisode.
Actualisation de mon "coin lecture" (28/05/2010)
1) World without end. Le bouquin de Ken FOLLET – 1200 pages. Je l’ai lu en anglais! C’est pas mal mais nettement moins bien que Les Piliers de la Terre.
2) Une Vie Française de Jean-Paul DUBOIS. Excellent. 4O années de génération soixante-huitarde et post-soixante-huitarde, dans ses petits et grands renoncements. Aussi bien, même encore mieux que les Accommodements Raisonnables du même auteur.
3) Gomorra de Saviano. Dans l’empire de la Kamora. Précise vérité, plongée au cœur de l’enfer de la mafia napolitaine. Quand la violence, l’économie souterraine, le racket paralysent un pays et menacent le quotidien.
4) La Joueuse de Go de Shan Sa. Un cours roman intéressant que j’ai trouvé aux Editions Folio, bref. 4ème de couverture titre le bonheur est un encerclement. Une sorte de fatalité inéluctable très asiatique. Intéressant.
5) Les Yeux Jaunes des Crocodiles. J’ai fait l’inverse: j’ai commencé par la Valse Lente des Tortues qu’on m’avait offert à l’automne 2008. J’ai donc lu le Tome I après le Tome II. De toute façon c’est compréhensible. C’est délicieux, plein de fraîcheur, de vitalité, une tranche de vie. Le 3ème Tome vient de sortir. Les Ecureuils de Central Park sont Tristes le Lundi. Il m’attend sur ma table de nuit et je me réjouis que la campagne soit terminée pour l’entamer.
6) La Femme qui attendait d’Andreï Makine. Une petite déception. Ce roman est assez banal finalement. J’ai lu mieux d’Andreï Makine comme Le Testament Français.
7) La Pluie avant qu’elle ne Tombe de Jonathan COE. Très beau roman. Je pensais le lire en anglais, mais j’ai fait un mix des deux. Style travaillé. Une sorte d’ode à la prédestination. Pourquoi sommes-nous nés? Quelle est le sens de notre destinée? Roman intéressant même dans ses mystères. J’ai apprécié.
8) Saules Aveugles, Femme Endormie de Haruki MURAKAMI. Je suis une fan de MURAKAMI. Ici il s’agit d’un recueil de nouvelles, très intéressant. J’aime son style dépouillé, son intériorisation, cette façon dont les personnages se retrouvent seuls face à eux-mêmes et où l’imagination permet de s’échapper et de transcender le quotidien. C’est un très grand auteur et j’éprouve à chaque fois le même plaisir.
9) Au rang des polars.La Muraille Invisible de Henning MANKELL. L’inspecteur VALANDER que l’on retrouve est un peu seul. Ce n’est pas le meilleur Henning MANKELL. Je conserve un souvenir ému des Chiens de Riga.
10) Ne Vous Retournez Pas de Maud TABACHNIK. Excellent polar qui donne des frissons épouvantables. C’est la suite d’un autre, qui s’intitule le 5ème jour que je n’ai pas lu, mais c’est compréhensible.
11) Le Tailleur de Pierre de Camilla LÄCKBERG. C’est le deuxième que je lis d’elle après la Princesse des glaces. Je n’ai pas lu Le Prédateur. C’est pas mal mais j’ai un peu de difficulté à entrer dans l’ambiance et la vraisemblance.
12) La Forêt des Mânes de J.C. GRANGE. C’est un bon JC GRANGE, qui est parfois assez inégal. Celui-ci tient en haleine. Pour info, j’avais trouvé la solution assez vite, mais avait quand même envie d’aller jusqu’au bout pour vérifier que je ne m’étais pas trompée. Je ne dis pas cela pour me vanter.
13) Comme j’avais bien aimé Ne Vous Retournez pas de Maud TABACHNIK j’ai lu Un Ciel de Cendres. C’est entre le polar et le récit d’après Tchernobyl. On reste un peu sur sa faim.
14) Pour en revenir aux romans, j’ai lu Voyages D’hiver d’Amélie NOTHOMB. C’est la ponte annuelle d’Amélie NOTHOMB. Facile, décevant, artificiel. Comme on regrette Stupeurs et Tremblements et Hygiène de l’Assassin.
15) J’ai lu un chef d’œuvre absolu, un merveilleux roman. C’est 1100 pages de bonheur, mais c’est une œuvre unique c’est Belle du Seigneur d’Albert COHEN. A lire absolument. Un monument de la littérature. Un style unique.
16) Lu aussi Erevan de Gilbert SINOUE. Un épisode relatif au génocide arménien. Intéressant, documenté.
17) Lu également Un Jour de Colère d’Arturo PEREZ REVERTE. Je suis une grande fan d’Arturo PEREZ REVERTE. En l’espèce ce n’est pas celui que j’ai préféré. Arturo PEREZ REVERTE se souvient qu’il a été reporter de guerre et il donne corps à la journée du 2/5/1808 où le peuple de MADRID se soulève contre les troupes napoléoniennes. Il veut faire revivre le peuple de MADRID en donnant noms et densité à ces inconnus qui sont morts massacrés ou qui ont été durement mutilés. Toutefois, cette énumération de noms dans tous les sens est quelque peu fastidieuse. C’est une façon de faire un reportage d’une guerre qui n’a pas eu de photographie ni de film, ni de vidéo, et pour cause. C’est une forme de chronique journalistique deux ans plus tard. Sur le plan romanesque, c’est un peu difficile à intégrer et c’est parfois lassant.
18) Dans le genre splendide roman à lire absolument, j’ai lu Le Tambour de Gunter GRASS. Un chef d’œuvre. Un des fondamentaux à lire absolument. J’avais vu le film in illo tempore, mais le livre est un foisonnement rablaisien. Cela demande de la concentration, de l’attention et du temps, mais quel bonheur de plonger dans un grand roman.
19)Dans les bons romans qui sortent pour le moment, j’ai lu La Solitude des Nombres Premiers de Paolo GIORDANO. Excellent.
20) Ulysse From Bagdad de Eric-Emmanuel SCHMITT. J’avais un peu de réticence à le lire, mais finalement on se laisse emporter par l’histoire.
21) D’Eric-Emmanuel SCHMITT j’ai lu aussi Oscar et la Dame Rose. Petite opuscule qui vous fait beaucoup pleurer.
22) Lu aussi le Goncourt de Marie ND’YAYE. Trois Femmes Puissantes. Pas mal, mais déçue. On donne quand même le Goncourt un peu facilement. J’ai moyennement accroché.
23) Lu aussi, car je souhaitais voir un peu à quoi cela ressemblait les Marc LEVY. Le Premier Jour et La Première Nuit. C’est de la littérature dite populaire, mais cela se laisse lire avec un certain entrain. Cela ne prend pas la tête. On comprend que la recette fasse vendre. Le Premier Jour est mieux que La Première Nuit. Normal, le deuxième Tome est toujours là pour faire du chiffre d’affaires.
24) Au rang des essais j’ai lu – Burqa de KARIMA. Derrière la burka, déshumanisation sociale, morale, économique se cache un barbu et surtout règne l’oppression de la femme.
25) Lu Le Jésus Boudha Socrate, 3 maîtres de vie de Frédéric LENOIR. Intéressant, facile à lire. Frédéric LENOIR tient le haut du pavé des ventes. Ce sont des essais qui ne sont pas trop compliqués, mais avec le recul et la distance (j’ai lu cela en novembre 2009), j’ai un peu de mal à en retirer une substantifique moelle.
26) Dans les essais toujours j’ai lu «Français n’ayez pas peur du libéralisme» de Pascal SALIN. C’est une définition du libéralisme à la française qui n’est pas notre doctrine libérale. Assez caricatural in fine.
27) Lu également «L’Art de la Méditation» de Mathieu RICARD, le fils de Jean-François REVELLE. Un petit opuscule, mais je vous avoue que je ne l’ai pas appliqué.
28) Lu également La Sagesse des Mythes de Luc FERRY. Moins bien que le premier tome de «Apprendre à Vie» qui est une initiation à la philosophie. Néanmoins, je le garde en réserve de la république car j’espère bien expliquer un jour ou l’autre les mythes grecs à mon gamin.
29) Enfin, sortons des essais et dans le genre «nanard» qu’il ne faut surtout pas lire ni acheter, The Lost Symbole de Dan BROWN. Je me donne bonne conscience en l’ayant lu en anglais. Comme cela je me dis que je ne perds pas tout, mais c’est vraiment nul à … ,je vous laisse finir la phrase.
Bonjour, voici la mise à jour de mes lectures
La valse lente des tortues, Katherine Pancol. Un roman plein d'humour qui est la suite de Les yeux jaunes des crocodiles. Il se lit d'une traite. Comme on me l'avait offert, j'ai donc lu la deuxième partie, mais je me promets de lire très bientôt la partie 1. A lire absolument!
La guerre de la fin du monde de Mario Vargas Llosa. Cette fresque épique est absolument extraordinaire. Cela demande une certaine concentration dans la lecture, mais c'est un tout grand roman.
Le Brésil renverse l'empire et la société traditionnelle et se dote d'une république musclée. C'est à ce moment qu'un prophète se lève dans le désert du Nordeste, pour, rassemblant gens de tous bords, les parias de la société, fonder une sorte de communauté à part. Un écossais, anarchiste, le suit à la trace et cherche à rejoindre cette communauté, croyant y trouver les ferments du véritable communisme.
Il s'agit d'un thème historique, mais c'est surtout le portrait d'une société coloniale du XIXe siècle. C'est une fresque absolument extraordinaire. Le fanatisme religieux y est décrit, avec les excès auxquels cela peut mener. La cité rebelle va résister aux "francs-maçons de la république" (sic). Elle va résister à des sanglantes opérations militaires, la suite à lire.
Chaos calme de Sandro Veronesi. Je n'ai pas eu l'occasion de voir le film, mais le roman est intéressant. 13/20
Le Concile de Pierre de Jean-Christophe Grangé. Il fallait un peu se vider la tête. Nul. 3/20
Les accommodements raisonnables de Jean-Paul Dubois. A lire absolument. Je vais continuer par Une vie française, dont je vous reparlerai. 14/20
Quelques policiers.
- Fred Vargas, Un peu plus loin sur la droite et Pars vite et reviens tard. Je confesse que j'ai un peu de mal à entrer dans les romans de Fred Vargas. Je n'accroche pas, même si je reconnais le talent et la culture de la romancière, et le côté tout à fait original de son approche.
- La princesse des glaces de
Camilla Läckberg. Je croyais que c'était de la même veine que Millenium. Très décevant.
"Mon" Arturo Pérez Reverte, Le cimetière des bateaux sans nom. J'ai eu quelques difficultés à m'y imprégner, mais cela devient passionant. L'érudition de Pérez Reverte fait à nouveau des merveilles. On retrouve une personnalité féminine hors du commun, au caractère trempé, énigmatique, qui évoque la "reine du sud". Les rapports passionnés entre un homme et une femme qui mènent à la tragédie, des amours sombres. Cela rappelle également Le peintre des batailles,. Merveilleux roman qu'il faut lire également.
Falaises d'Olivier Adam. Bien écrit, épouvantablement noir. Ca se lit très vite, mais ça m'a déprimée complètement.
Dans la rubrique "actualités et tourmentes", La crise, et après ? de Jacques Attali. Bof. Intéressant, car il explique que c'est finalement par le libéralisme des entrepreneurs qu'on s'en sortira.
Lu également Ce grand cadavre à la renverse de Bernard-Henri Levy, une diatribe sur la gauche et le parti socialiste. Lu Fortis et Dexia : enquête sur un séisme de Francis Van de Woestyne et Ariane van Caloen. Ca se lit comme un polar et c'est super intéressant.
Lu 2008 : L'année du krash de Bruno Colmant et Chantal Samson. Une approche plus philosophique et presque psychanalytique de la crise boursière.
Lu aussi, et oui !, 20 leçons pour un socialisme écologique de mon collègue socialiste Jean Cornil. Quelques idées, intéressantes, mais oui, à pêcher. Un style parfois un peu alambiqué. J'ai bien aimé son questionnaire de Proust.
Cet été 2009, j'ai lu World without end (Un monde sans fin), le bouquin de Ken Follett. Je l'ai lu en anglais, 1237 pages bien tassées, écrites toutes petites. Je suis arrivée au bout. Je reconnais, cela m'a pris trois semaines, de lecture attentive. Combien de temps avez-vous mis pour le lire en français ? Ce bouquin se laisse lire, est amusant, mais c'est moins bien que Les piliers de la Terre. Il y a un peu trop de boites de rallonge.
Lu également Une vie française de Jean-Paul Dubois. Ce roman est antérieur aux Accommodements raisonnables. A lire absolument.Très bien écrit, un style, comme j'aime, journalistique (Dubois est journaliste au Nouvel Observateur). Le sens de la formule et on lit, malgré les pleurs et les grincements, avec un sourire. Un certain regard sur sa vie.
(Septembre 2009)
Bonjour! Mise à jour de ma chronique littéraire
Je vous ai parlé de Pérez-Reverte. Le polar intelligent. J’ai lu Le Hussard. Ce court roman démarre comme du Stendhal, de beaux sentiments et vous finissez complètement désossé sur votre canapé! L’horreur de la guerre. Vous en êtes malade physiquement. Du grand art. J’ai mis 16/20.
J’ai ensuite découvert Murakami, A l’ouest du soleil. Je n’avais jamais lu cet auteur. J’ai adoré ce livre (15,5/20). J’ai enchaîné car je voulais le découvrir avec, quelques temps plus tard, Kafka sur le rivage et Les Amants du Spoutnik.
Kafka sur le rivage, c’est assez ésotérique, c’est comme un conte fantastique, mais cela se dévore. Les amants du Spoutnik, c’est moins extraordinaire. C’est dans la même veine qu’A l’ouest du soleil ou Au sud de la frontière (13/20 pour Les amants du Spoutnik).
J’ai lu Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel. On a beaucoup parlé de ce bouquin. Cela m’a déçu. C’est toujours chez Claudel, comme La petite fille de Monsieur Linh, le thème central de l’enfant. Je préférais La petite fille de Monsieur Linh. (12/20)
Lu également, comme tout le monde me direz-vous, L’élégance du hérisson de Muriel Barbery. Un délice, roman à tiroirs. Très bien écrit, plein d’érudition, de culture. Il paraît que les psys le donne à lire à leurs patients. C’est l’acceptation de la différence, de l’autre, si l’on veut faire simple. C’est peut-être une recherche au plus profond de soi. (16,5/20)
Retour au Pays de Rose Tremain. J’ai pratiquement tout lu de Rose Tremain. Cet écrivain anglais a écrit des livres magnifiques, chacun dans un registre différent. Celui-ci est toutefois de moindre qualité que les précédents. On a un peu l’impression que ça sent la commande et l’obligation de résultat de la part d’un écrivain qui a, Outre-Manche, un certain succès. (10/20)
Ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb. Je me suis déjà exprimée antérieurement sur son côté commercial et «production à tout prix». (11/20)
Lu Profondeur d’Henning Mankell. Cet écrivain suédois a écrit quelques polars vraiment intéressants. Ici on n’est pas dans la veine du roman policier. C’est un roman très noir, très déprimant, mais excellent, qui vous attire dans les profondeurs de l’âme. (16/20)
Dans le genre polar cette année: Prédation, de J. Camus et N. Hug. Ca se dévore. Il y a une suite, Stygmate, que je n’ai pas encore abordée (13,5/20). Dans les bois d’Harlan Coben. Pas mal mais toujours un peu la même chose (12/20). Un lieu incertain de Fred Vargas. Pas mal du tout (13,5/20).
Le cercle du silence de D. Hepburn. Paraît-il le meilleur roman de l’année. Nul, pas crédible. (9/20)
J’ai lu la trilogie de Stieg Larsson, Millenium.
Le premier, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Ca se laisse lire, pas mal. (12,5/20)
Le deuxième, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence. Génial. (17/20)
Le troisième, La reine du palais des courants d’air. Beaucoup plus décevant. (10/20)
Ce qui fait le succès des romans de Stieg Larsson: une belle analyse de la société suédoise, mais qui s’applique à la nôtre aussi, une bonne connaissance journalistique, politique, un regard sur les institutions. Des caractères de personnages qui prennent une densité. Une héroïne atypique. Stieg Larsson projetait d’écrire dix romans, dommage qu’il ait été emporté si brusquement. A 50 ans, en 2004, ça fait vraiment peur!
Lu de Douglas Kennedy The woman in the fifth. Nul, décevant, même remarque que pour Amélie Nothomb. (9/20)
J'ai découvert Khaled Hosseini, Les cerfs-volants de Kaboul. Un chef-d’œuvre. Le film est tout aussi bien et assez fidèle au roman, avec quelques épisodes coupés. (16,5/20)
J’ai lu dans la même veine A thousand splendid suns (Mille soleils splendides). Très bien aussi. Sur la condition de la femme en Afghanistan. Je l’ai lu à mon retour d’Afghanistan. Que ce pays est difficile à comprendre et à saisir. (16/20)
Lu encore Une exécution ordinaire de Marc Dugain. Moins bien que La malédiction d’Edgar. (12/20)
Un petit bijou que je vous conseille: Everyman de Philip Roth. J’ai aussi découvert Bernhard Schlink, auteur allemand, avec Le liseur. Extraordinaire. (17/20)
Dans le genre catastrophe, La consolante d’Anna Gavalda. S’il suffit d’un nom pour vendre des bouquins. C’est nul de chez nul. Il n’y a pas d’histoire, pas de style, ce sont des lieux communs. Vraiment, comment peut-on vendre des bouquins comme cela? (8/20)
Idem pour Je reviens te chercher de Guillaume Musso (8/20). Que c’est beau le commerce! C’est toujours l’exploitation du même filon (comme dans Parce que je t’aime). Pour jeunes adolescents.
Lu ce petit bijou intéressant de culture et d’érudition de David Lodge L’auteur!. C’est à propos d’Henry James. Tout un pan de la littérature anglaise du 19e siècle. Vraiment intéressant.
Lu encore le livre de Siri Hustvedt, Elégie pour un américain. J’avais lu de bonnes critiques, mais j’ai été déçue. (9,5/20)
Au rang des essais, Engagements de Sylviane Agacinski, l’épouse de Lionel Jospin. C’est intéressant. J’ai eu le plaisir de la présenter aux Grandes Conférences de Liège. C’est une femme plus abordable et sympathique que les apparences ne laissent présager. Je ne partage toutefois pas ses positions en matière de procréation médicalement assistée ou de mères porteuses.
Lu Une vie de Simone Veil. Magnifique. Quelle femme extraordinaire! Et l’on comprend mieux son parcours incroyable.
César Imperator de Max Gallo. Il se vend. (9/20)
Les quatre accords toltèques de D.M. Ruiz. C’est ma belle-sœur qui m’a branchée là-dessus, histoire de vivre mieux. Les quatre accords toltèques: parler bien, faire de son mieux, ne pas prendre les choses pour soi et puis le quatrième j’ai oublié. Ca va me revenir. Amusant.
Encore l’un ou l’autre roman. Après J.C. de Vassilis Alexakis. Paraît-il le meilleur roman de l’Académie française. Ca m’a pas vraiment bottée. (10/20)
Je termine en ce moment La valse lente des tortues de Katherine Pancol. Génial. Cent milliards de fois mieux que Gavalda. Un peu la même veine que L’élégance du hérisson, mais en moins prétentieusement cultivé. Bien écrit, drôle, une analyse de caractère. Un regard sociologique et en même temps un suspense. Je n’ai pas encore mis de cote, c’est pour quand je le terminerai. Il paraît qu’il y a un premier tome Les yeux jaunes des crocodiles. Cela n’empêche pas de lire le second. Je me réjouis de lire ces yeux jaunes des crocodiles pour vous en reparler.
A bientôt pour de nouvelles aventures et lectures!
(fin novembre 2008)
Petite mise à jour en ce début d’année 2008.
Nous en étions restés à Bernard-Henry Levy.
Depuis, quelques bons romans, quelques moins bons romans et quelques commentaires.
«Apprendre à vivre», de Luc Ferry. Luc Ferry, ce brillant intellectuel, cet humaniste chaleureux, égaré quelque temps en politique, sous l’austère devoir du ministère de l’éducation nationale nous rend ici un ouvrage didactique, un petit traité de philosophie, à l’usage des jeunes générations. Les moins jeunes y apprennent pas mal non plus.
Dans les romans, «Je, François Villon», deJean Teulé. Un roman dur où il faut avoir le cœur bien accorché. Comment la poésie est elle née de la fange?
«La trahison de l’ange», de Eve de Castro. Nettement moins bon qu’un magnifique roman palpitant que je vous recommande, «Le peseur d’âmes».
«L’art de la joie», de Goliarda Sapienza. Un roman initiatique d’apprentissage, succès immédiat en Italie mais un peu décevant.
«La peau du tambour», de Arturo Pérez-Reverte. Arrêtons nous à Arturo Pérez-Reverte. C’est un magnifique écrivain espagnol. Né en 1951, Pérez-Reverte a été grand reporter de guerre pour la télévision espagnole. Son expérienceprofessionnelle l’a marqué et son dernier roman s’est imprégné de son vécu en tant que journaliste. Il se consacre maintenant à l’écriture et à la navigation. C’est un tout grand écrivain. Il a écrit ce que j’ai envie d’appeler le polar intelligent. Ses premiers romans, en tout cas publiés, tels que «Le tableau du maître flamand», «Le maître d’escrime», «Le clubDumas», sont des chefs-d’œuvre. «La peau du tambour» est un peu moins bon. Je vous recommande également «Le peintre des batailles», un impressionnant huis clos, extraordinaire. «La Reine du sud», est assez génial aussi, mais dans un style différent des autres.
Je viens de lirependant les vacances de Noël, «Le hussard», toujours d’ Arturo Pérez-Reverte, qui est en fait son premier roman, publié maintenant. Comment peut-on louanger la guerre? C’est un roman qui commence, comme l’explique la couverture, comme du Stendhal, et comme le dit un commentateur, où l’on fini désossé sur un canapé. J’en ai eu les larmes aux yeux. Que veulent dire les mots patrie, gloire, honneur et… amour? A lire, et à s’accrocher. Comme toute l’œuvre de Pérez-Reverte. Il me reste à découvrir «Le cimetière des bateaux sans nom», ainsi que «La saga du capitaine Alatriste». Perez-Reverte est un homme dont j’ai assurément envie de faire la connaissance.
«Tsunami à l’Elysée» de Dominique Ambiel. Voilà un roman très rigolo, que j’ai lu quelques mois avant la compagne présidentielle. A lire à titre anecdotique. Ca ne prend pas la tête. Pas de méningite à l’horizon.
«Ensemble, c’est tout» d’Anna Gavalda. Pas mal. On vient d’en faire un film. Gentillet.
«Moi, Charlotte Simons», a enfin le Tom Wolfe que l’on attendait. J’adore Tom WOLFE. Vous connaissez: «Le bûcher des vanités», «Un homme, un vrai», de véritables chefs-d’œuvre.
«Moi, Charlotte Simons», c’est palpitant, ça se termine juste un peu en ‘eau de boudin’. Mais après une discussion avec l’un de mes collègues qui l’avait lu aussi, il a réussi à me persuader que la fin n’était pas si ‘eau de boudin’ que cela. Je vous laisse découvrir, sinon je dévoilerais la couronne.
Quelques bons polars:
«Jésus vidéo» de Andreas Eschbach. Où le MR tient le haut du pavé, je vous laisse trouver pourquoi.
L’un ou l’autre Harlan Coben. «Promise me», «Tell no one» dont on a fait aussi un film. Ca ne prend pas la tête Harlan Coben. C’est en général bien ficelé. Je les lis en anglais, pas pour faire ma maligne, mais comme ça, ça ne me donne pas mauvaise conscience de lire un petit polar.
«L’amant» de Yann Queffélec, intéressant. Voilà un écrivain français que l’on devrait voir plus souvent.
«Le nouveau voyage d’Hector» de François Lelord. Intéressant, quelques bonnes leçons. Un peu psychologique.
«Les chiens de Riga» de Henning Mankell, voilà un bon polar et un auteur que Alonso (mon collaborateur zélé et dévoué) m’a fait découvrir.
J’ai lu «Forteresse Digitale» en anglais de Dan Brown. Nullissime.
«Traces» de Patricia Cornwell, j’aime bien ce médecin légiste. Le côté polar médical. Version d’avant les experts, en tout cas bien antérieur à la série TV.
Je vous conseille un magnifique roman de Joyce Carol Oates, «Les chutes». Cet écrivain américain a une production phénoménale. Ceci est l’un de ses derniers romans. J’ai lu cette année, quelque chose de plus décevant: «Mother missing».
Je me suis attaquée «aux Bienveillantes» l’hiver passé. Les premières pages sont remarquablement écrites. Il y a certains passages très durs qui vous obsèdent jusqu’à la nausée. Néanmoins, à lire absolument.
Un petit Douglas Kennedy au passage: «The pursuit of happiness», suivit cette année par «Temptation». Ce n’est pas aussi bon que les premiers romans de Douglas Kennedy. Je vous recommande ceci, à savoir, «L’homme qui voulait vivre sa vie», «une liaison dangereuse». Il faut de toute façon reconnaître à Douglas Kennedy, ce génie qui est de magnifier des moments, des instants de la vie quotidienne pour en faire des thrillers à couper le souffle.
Un chouette roman de Vargas Llosa «Tour et détour de la vilaine fille». Voilà un de mes auteurs fétiches. Au rang desquels je suggère «La tante Julia et le scribouillard» et d’autre encore tel que «La guerre de la fin du monde».
«Les sirènes de Bagdad» de Yasmina Khadrat. A lire dans la foulée de «L’attentat» du même auteur. Où, comment naissent les racines du terrorisme?
Un intéressant petit roman de Florian Zeller, «La fascination du pire». C’est court, c’est condensé. Ca fait réfléchir et on se dit souvent que dans son existence on imagine toujours le pire.
Au passage, lisez le livre de ma collègue Marie-Hélène Crombé, «Lettre à Elie», rafraîchissant. Marie-Hélène est pleine de talent et doit persévérer.
Dans les essais, «Rendez-vous avec l’Islam» d’Alexandre Adler, dont je vous ai parlé plus haut.
J’ai découvert des auteurs japonais: Yoko Ogawa: «Les paupières». Quelques nouvelles saisissantes.
J’ai découvert aussi cet été: Haruki Murakami ‘«Au sud de la frontière, A l’ouest du soleil». Absolument magnifique. J’ai hâte de découvrir la suite.
Dans les polars, je viens de vous citer Harlan Coben. J’ai découvert un auteur australien Mad Douglas «Derniesr Verres», pas mal. Y a quelques alcooliques qui s’y retrouveront.
Un petit détour par «Immortel» de Franz-Olivier Giesbert, mais j’aimais mieux son «Abatteur».
Dans les romans initiatique «labyrinthe» de Kate Mosse. Je l’ai lu en anglais. Oui oui. Très chouette.
Dans les auteurs à succès que l’on découvre pour le moment, que toutes ses dames lisent sur un transat au bord de la méditerranée. Il y a Guillaume Musso, «Parce que je t’aime». Je vous avoue que je me demande toujours ce qui fait le succès de tel auteur, de même que Marc Lévy.
Au rang des romans français pas trop mal pour le moment, je vous recommande «Un roman russe» d’Emmanuel Carrère (le fils d’Hélène Carrère d’Encausse). C’est un vrai talent d’auteur.
«L’élégance du hérisson», de Murielle Barbery. Absolument DELICIEUX. Une satyre intelligentsia française. Il y a des expressions toute à fait géniales. Ce roman est mieux recommandé par les psys: comment aller au-delà des apparences.
«Le rapport de Brodek», de Philippe Claudel. Ca ne m’a pas emballée, je vous le confesse.
«Tyrannie d’Eve», le dernier d’Amélie Nothomb, décevant. J’ai adoré «Hygiène de l’assassin», qui nous livrait un auteur prometteur. Quelques livres passables dans l’entre temps. «Stupeur et tremblements» est un chef d’œuvre. Ici on a l’impression qu’Amélie Nothomb doit nous fournir sa production annuelle, pour être en harmonie avec son éditeur.
Un super roman encore. Orhan Pamuk: «Mon nom est rouge».
Au rang des essais politiques à lire.
«L’aube, le soir ou la nuit» de Yasmina Reza. Même si je trouve que Sarko en fait trop pour le moment et «Voyages au pays du coton» d’Eric Orsenna.
N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Que vous partagiez vous mon avis ou que vous soyez aux antipodes de mes goûts littéraires.
Mes bouquins en 2007
Je vous recommande l’œuvre de Rose Tremain un écrivain anglais qui a cette capacité de livrer des genres et des styles très différents, un peu comme un acteur qui ne se complairait pas dans le même registre. Son chef d’œuvre : « Le don du roi », mais à côté de ça, « Lettre à Soeur Bénédicte », « L’été de Valentina », « Le royaume interdit », « Musique et silence » sont autant d’œuvres majeures. Parmi les écrivains contemporains, attardez-vous à Philippe Roth (La tache, Le complot contre l’Amérique, la bête qui meurt.)
Picorez dans l’œuvre prolifique de Joyce Carol Oates : entres autres, « Faites de moi ce que vous voulez », « Confessions d’un gang de filles », « Premier amour », etc… Elle est particulièrement variée. Douglas Kennedy maintient en haleine : « L’homme qui voulait vivre sa vie », « Une relation dangereuse », « Les charmes discrets de la vie conjugale ».
Bien sûr, Tom Wolfe est un grand : « Le bûcher des vanités », « Un homme, un vrai ». A lire absolument. Eduardo Mendoza, avec « La Ville des prodiges » signe aussi un chef d’œuvre.
Je vous recommande aussi l’œuvre d’Arturo Pérez-Reverte. Le polar intelligent, cultivé, érudit : « Le tableau du maître flamand », « Le Club Dumas », « Le maître d’escrime », « La reine du Sud » sont autant de petits bijoux. Je ne désespère pas d’arriver à lire l’intégralité de son œuvre.
En vrac, je vous recommande aussi : « L’homme de Kiev » de Bernard Malamud « Le monstre » d’Ismaël Kadaré « Le roi des aulnes » de Michel Tournier L’œuvre de William Boyd (« Brazzaville plage », surtout) « Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme », » Stéfan Sweig « L’écriture ou la vie », Jorge Semprun « Le premier homme », d’Albert Camus « Le testament », de François Makine.
Les premiers d’Amélie Nothomb sont délicieux : « Hygiène de l’assassin » et « Stupeurs et tremblements » sont à mon sens ses deux chefs-d’œuvre. Depuis, elle est plus irrégulière et ça sent le commerce.
« Soif » d’Alessandro Baricco – A lire Faites le détour par Houellebecq. Son dernier ouvrage « La possibilité d’une île » aurait mérité le Goncourt, bien plus que « Trois jours chez ma mère » de Weyergans. Tout n’est pas évident à encaisser chez Houellebecq, mais c’est un vrai écrivain. « Les particules élémentaires », « Plateforme » et « Extension du domaine de la lutte » sont autant d’incontournables. Vaut le détour également « Le manuscrit de Port-Ebène » de Dominique Bona. « Le livre d’un homme seul » de Gao Xingjian.
N’oubliez pas « L’évangile selon Pilate » et surtout « La part de l’autre » d’Eric-Emmanuel Schmitt (un vrai chef d’œuvre) Un petit coup de sympathie pour Bernard Werber : « Les fourmis », « Le père de nos pères » , « L’ultime secret ». Coup de cœur encore pour David Lodge, « Jeux de société, Thérapie »
Et puis bien sûr, il y a Paul Auster, auteur d’une remarquable série policière à New-York. Dans les romans lus récemment, je vous conseille : « Nanny journal d'une babysitter » de Emma McLaughlin et Nicola Kraus, très détendant, sur les mœurs new-yorkaises.
« Neige », d’Orhan Pamuk, magnifique roman pensant toute la torpeur, l’immobilisme de cette petite ville de Kars en Turquie. « Cette aveuglante absence de lumière » de Tahar Ben Jelloun, une splendeur. « La petite fille de Monsieur Linh » de Philippe Claudel, intéressant. « Le peseur d’âmes » d’Eve de Castro (haletant !) Lisez absolument « Si c’est un homme » de Primo Levi. Je vous dirai encore que dans mes classiques, j’adore Dostoïevski et Balzac. J’apprécie Jean-François Revel (« Le voleur dans la maison vide », par exemple).
La liste n’est pas exhaustive mais vous me connaîtrez un peu mieux au travers des lectures que j’apprécie et qui m’ont marquée. Je vous propose de livrer mes commentaires sur les quelques derniers livres que je vous livrerai au fur et à mesure.
Dans les bons romans de cette dernière année, « La Malédiction d’Edgar » de Marc Dugain. Edgar Hoover était à la tête du FBI de 1924 à 1972. Les « dessous » d’un homme moraliste, mais attention. Un homme en tous cas qui a vu défiler les présidents. Kennedy en prend plein la…
J’ai bien sûr lu –comme tout le monde- « Da Vinci Code » de Dan Brown. C’est amusant. « Anges et démons », c’est nul ! « Deception point », ça se laisse lire. Lisez-le en anglais, au moins ça fait un exercice et là ça présente un intérêt.
Il n’y a pas que les romans. Je termine « La tragédie du Président », de Franz-Olivier Gisbert. Ca se lit comme un roman. C’est bien écrit, rempli de citations intéressantes, c’est cruel et ciselé. De Villepin passe un mauvais quart d’heure et c’est un plaidoyer pro-Sarkozy. Lisez aussi « Le premier sexe » d’Eric Zemmour. Décidément, le féminisme fait des ravages. Qu’avons-nous fait de ces pauvres hommes? Le rapport sur la CIA d’Alexandre Adler est intéressant, mais l’analyse est un peu décevante et scolaire.
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