Mes conseils lectures

Christine Defraigne

Le livre a toujours occupé une place prépondérante dans ma vie. Flaubert disait que pour supporter l’existence il faut s’étourdir dans la littérature comme dans une orgie perpétuelle.

 

C’est en tout cas la forme d’art que je préfère, celle qui me permet le mieux de me réconcilier avec moi-même et de sublimer le quotidien. Je vous citerai quelques livres qui sont en quelque sorte fondateurs, qui m’ont marqué et qui restent mes chefs-d’œuvre universels.

 

 

  • Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez
  • Le parfum, Patrick Süsskind
  • Le choix de Sophie, de William Styron
  • La plaisanterie, Milan Kundera
  • Promesse de l’aube, de Romain Gary

 

A côté de ceux-là, je voudrais vous parler de mes coups de cœur au fil de ces dernières années. Je voudrais aussi vous faire part de mes dernières lectures avec mon commentaire critique sur celles-ci.

Critique littéraire du 26 mars 2014

1) Limonov d’Emmanuel CARRERE.

Emmanuel CARRERE est l’un des rares auteurs français qui soit pour le moment un véritable écrivain. LIMONOV a bien existé. C’est un personnage épique, hors du commun, l’histoire de l’Union Soviétique et de la Russie de ces 5O dernières années. LIMONOV est-il un héros ou un raté ? A lire. Prix Renaudot 2011. 15/20
 

2) Tu verras de Nicolas FARGUES.
Un petit livre très émouvant. Quand la mort de votre fils unique adolescent vous terrasse. « Tu verras quand tu seras plus grand ». Un livre plein de sensibilité. Avoir le moral bien accroché pour le lire. 13/20
 

3) L’homme qui aimait les chiens de Léonardo PADURA.
Un chef d’œuvre absolu. L’histoire de l’assassinat de Trotsky et la destinée de son assassin, Ramon MERCADER. Ce livre costaud de plus de 9OO pages, dans un style tassé et serré, nous emmène de la guerre d’Espagne au Mexique. L’histoire et la fin on la connaît puisqu’on sait ce qu’il advint de Trotsky. Néanmoins, le suspense est là. C’est magnifiquement écrit. Une tranche d’histoire contemporaine. On comprend mieux ce qui a fait l’indécent succès de Staline, dont il faut bien, hélas, reconnaître le sens politique, même si au service d’une cause effroyable. Ce roman est formidable. J’ai découvert cet auteur cubain Léonardo PADURA. 18,5/20
 

4) Quattrocento de Stephen GREENBLATT.
Prix Pulitzer 2013. Décevant. Le thème : un livre a-t-il pu modifier le cours de l’humanité ? De rerum novarum de Lucrèce, un appel à l’esprit critique, en un mot à la liberté. Néanmoins, ce livre Quattrocento apparaît comme une sorte de compilation pseudo-savante à usage de ces bons Américains qui semblent découvrir le génie classique latin, en bref les humanités. Je suis un peu dure, mais je n’ai pas été impressionnée par ce livre. 13/20
 

5) Les chaussures italiennes de Henning MANKELL.
A lire aussi. Un délicieux et très beau roman, plein de sensibilité. Un petit bijou. Ce n’est plus les enquêtes du policier Walander. Non, pourquoi un médecin se retire-t-il sur une île déserte. A lire 15/20
 

6) La liste de mes envies de Grégoire DELACOUR.
Mon dieu que la littérature française est à plaindre. Quand je pense que ce livre est resté en tête des hits parades de toutes les librairies francophones, je me désole. Cet ouvrage est d’une banalité affligeante. Qu’est-ce qu’on fait quand on gagne au Lotto ? Ce sont des écrivains de seconde zone, comme Foenkinos, par exemple, qui écrivent de petits livres, le regard tourné vers le prochain scénario et le prochain petit film français, moche et sans gloire, avec de mauvais acteurs, qui en sortira. Vivement un bon roman de gare, un bon Barbara Cartland, plutôt que cette pédanterie pseudo-intellectuelle parisienne. 9/20 et c’est bien payé.
 

7) Les vaches de Staline de Sofi OKSANEN.

J’avais beaucoup aimé Purge, mais les Vaches de Staline semblent comme une redite. Un roman haché, découpé, avec des séquences de temps différentes. Le thème : comment accepter son identité ? Le lecteur ricoche entre la mère qui a quitté sa Lettonie pour épouser un Finlandais et la fille qui refuse la nourriture, qui est tout à la fois boulimique et anorexique. C’est comme un refus de ses origines, un refus de son identité. Le thème n’est pas inintéressant, mais la ficelle a déjà été utilisée. Il n’y a pas vraiment d’histoire, pas d’enchaînement. Un roman moyen et décevant. 10/20
 

8) Les corrections de Jonathan FRANZEN.
A lire. C’est un excellent roman américain, couronné du prix Pulitzer par le passé. Jonathan FRANSSEN est un grand écrivain. 700 pages bien fournies. C’est le 2ème livre que je lis de lui (le premier que j’ai lu c’est Freedom). Les Corrections : nos enfants sont-ils là pour réussir là où nous avons échoué ? Une radioscopie sans concession, pleine d’humour et de finesse de la société américaine. 17/20
 

9) Confiteor de Jaume CABRE.
C’est le roman en vogue pour le moment. Il s’agit d’un auteur catalan. Une bonne brique de 800 - 900 pages bien tassées également. Ce roman est construit de façon curieuse. On pourrait croire au flash-back, mais c’est plus compliqué que cela. Ce récit s’oriente, j’ai envie de dire, de façon quantique, comme si le temps et l’espace étaient comprimés. Cela demande une certaine concentration puisqu’on commence un dialogue dans un certain espace-temps, pour le poursuivre dans un autre espace-temps. Le temps s’est déformé. C’est assez original comme construction. Les critiques parlent « d’orchestration du chao ». J’avoue toutefois que je n’ai vraiment pas accroché. Il faut quand même qu’un livre raconte une histoire. Le thème est bien connu : la face noire est l’ombre qui peut peser dans les actes d’une famille et hanter celle-ci de génération en génération. Néanmoins, j’ai eu beau faire un effort de concentration, je n’ai pas réussi à m’enthousiasmer. On crie au génie. J’ai envie de crier à la pédanterie compliquée. 10/20
 

10) Au revoir là-haut de Pierre LEMAITRE.
Le prix Goncourt. Vous verrez ci-dessous que j’ai poursuivi ma lecture de l’œuvre de Pierre LEMAITRE qui est un écrivain de polard. Ce prix Goncourt est agréable, jouissif. Il se lit rapidement. La trame du polard persiste : on a envie de tourner les pages avidement et de poursuivre. C’est un livre très amusant et agréable, je ne crierai pas au chef d’œuvre. 650 pages. Néanmoins à lire. 14,5/20
 

11) Le tango de la vieille garde d’Arturo PEREZ-REVERTE.
Je dois bien avouer que j’ai été déçue par ce PEREZ-REVERTE. Le moins bon de tous ceux que j’ai lus. Arturo, ressaisis-toi. C’est un peu artificiel, tourneboulé. Il y a des longueurs. Les références historiques sont moins profondes. J’ai l’impression que PEREZ-REVERTE est aussi sous la pression de son éditeur et qu’il doit fournir sa petite production annuelle. Déception. Ce grand écrivain m’a toutefois toujours enchantée, mais là pas. 10/20
 

12) Le convoi de l’eau d’Akira YOSHIMURA.
C’est un petit roman, comme une fable, assez sombre. Il y a une véritable atmosphère. C’est extrêmement bien écrit. Cela se lit rapidement. La construction d’un barrage dans une vallée « oubliée ». Cette coexistence entre les ouvriers et les habitants, empreinte de méfiance. Un personnage curieux accompagne le convoi. A lire, quand on n’est pas trop déprimé. Un très bon roman. Je remercie Marie-Hélène qui me l’a offert ! Elle se reconnaîtra ! 14,5/20
 

Au rang des polards

13) La muraille de lave.
Il paraît que le roi du polard est islandais. Il a un nom à coucher dehors, comme tous les islandais Arnaldur INDRIDASON. Un thriller de banquier islandais. Je n’ai pas trouvé cela exceptionnel, vraiment, ni même très bon. 9/20
 

14) Cadres noirs de Pierre LEMAITRE.
Après avoir lu ALEX qui m’a époustouflé comme polard, j’ai décidé de me plonger dans l’ensemble de l’œuvre de Pierre LEMAITRE. Excellent polard. Un peu moins bon qu’ALEX, mais on dévore. 16/20.
 

15) Travail soigné de Pierre LEMAITRE.
C’est son premier polard, celui qui l’a lancé et qui précède ALEX. Excellentissime. 16/20
 

16) Robe de marié toujours de Pierre LEMAITRE.
Quand je vous avais dit que je devenais mono-manique de Pierre LEMAITRE et de ses polards. Excellent également. A lire, 16/20.
 

Avec ces trois polards vous avez de quoi voir venir et passer de grands moments. Le meilleur pour moi reste toutefois ALEX.
 

17) De racketeer de John GRISHAM.
Lu en anglais. Cela donne toujours bonne conscience aussi. Un polard moyen, américain 10,5/20
 

18) Volte-face de Michael CONNELLY.
Là je l’ai lu en français car je l’ai acheté à l’aéroport. Il n’y avait pas de version anglaise. Une histoire d’avocat. Pas mal, intéressant. Pas très dépaysant pour moi, mais cela se laisse lire .11/20
 

19) Tel aviv suspects de Liad SHOHAM.
Un auteur israélien. Je l’ai acheté chez Filigranes à BRUXELLES. Ils l’ont étiqueté « plaisir filigrane garanti ». Pas extraordinaire. Une déception 9/20. Comme quoi il ne faut pas toujours se fier au point de vue des libraires !

Critique littéraire du 2 septembre 2013

1) Le Système Victoria de Eric REINHARDT.

Excellent livre, 7OO pages bien tassées. Style fluide qui se laisse lire. La rencontre d’un cadre moyen qui avait tout pour ne pas l’être, français avec un cadre supérieur d’une grosse boîte anglaise, Victoria. Brillante, mais avec un côté excessif, voire désaxé. Une plongée critique certes, via un mode allusif et descriptif, des excès d’un certain monde capitaliste. 15,5/20


2) La Chambre des officiers de Marc DUGAIN.

Excellent ouvrage sur les gueules cassées de la guerre 14. On en a tiré un très beau film. Quelques différences entre le scénario et le livre. Livre émouvant, dur, réaliste, mais aussi porteur d’un certain espoir. Cette guerre 14 aura été une infâme boucherie. Ce n’est rien de le dire, mais cela exorcise de le répéter. 16,5/20


3) Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON.

Roman suédois. Best-seller mondial semble-t-il. Un morceau d’humour. Succès planétaire, mais plus lourdingue qu’il n’y paraît. Parfois un peu tiré par les cheveux. Quelques saillies et un scénario assez amusant, sans plus. 12,5/20


4) Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine DE VIGAN.

Magnifique roman sur la bipolarité. En d’autres termes, sur la schizophrénie. Saga familiale. Chaque famille a ses secrets que l’on devine mais qu’il vaut mieux ne pas avouer. Excellent livre à lire. 17/20


5) Fifty shades of grey- E.L. JAMES.

Et oui, j’ai cédé à la tentation. Je l’ai lu ce roman qui a fait couler beaucoup d’encre ! Mais évidemment pour me donner bonne conscience, je l’ai lu en anglais, histoire d’enrichir mon vacabulaire ! Bref cela se laisse lire, mais nous ne crierons pas au chef d’œuvre . 12,5/2O


6) L’Or du Roi de Arturo PEREZ REVERTE.

La suite du Capitaine Alatriste. Je lis toujours les petits bijoux que sont les aventures du Capitaine ALATRISTE. Quelques phrases merveilleuses, mais ce tome IV des aventures n’est pas vraiment un chef d’œuvre. Néanmoins, quand on l’a commencé, on continue à partager l’amère lucidité du Capitaine Alatriste. 12/20


7) La course au mouton sauvage de Haruki MURAKAMI.

Ce n’est pas le meilleur MURAKAMI que j’ai lu. Alors que j’adore l’atmosphère des romans de MURAKAMI, cette espèce de solitude de ses personnages, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Ceci est peut-être uniquement personnel. Ce n’est pas le meilleur pour moi. 12/20


8) Le Prisonnier du ciel de Carlos RUIZ ZAFON.

Avec les mêmes personnages que l’Ombre du Vent. Toutefois, celui-ci sent vraiment la commande littéraire. Je l’ai acheté car j’avais bien aimé L’Ombre du Vent. Excellent jusqu’à la 500ème page et puis après cela peine. Le Prisonnier du Ciel est un roman qui se lit rapidement, mais qui n’a strictement rien de particulier, si ce n’est de gonfler le chiffre d’affaires de l’éditeur et de donner des avances sur droit à ZAFON. Médiocre 10/20


9) Persécution de Alessandro PIPERNO.

J’ai découvert cet auteur italien. C’est un excellent roman, assez dur, assez noir. Un style fluide. Un livre qui incite à la réflexion, qui oblige à s’arrêter, à méditer un certain nombre de choses. Comment le brillant et séduisant professeur PONTE CORVO se retrouve-t-il accusé. Il ne se défend pas, mais se laisse persécuter. Une analyse de mécanisme psychologique très subtile et intelligente. A lire absolument . 16,5/20


10) Swamplandia de Karen RUSSEL.

Jeune auteure américaine. Roman plein de poésie, des descriptions magnifiques. Plein de fraîcheur. Les profs de français devraient le conseiller à leurs ados de 15-16 ans. Bon livre. 15,5/20


11) Le Jeu de l’Ange de Carlos RUIZ ZAFON.

Vous allez me dire pourquoi encore lire Carlos RUIZ ZAFON, mais je l’avais acheté déjà depuis un certain temps. Je n’arrive pas à me faire une véritable opinion de Carlos RUIZ ZAFON. J’ai l’impression qu’il veut s’inspirer de DUMAS, d’Eugène SUE, mais j’espère pour lui qu’il reste modeste, car le but n’est pas véritablement atteint. Il veut donner une impression de cette Barcelone des années 2O – 30, une sorte de vie souterraine. C’est du sous sous Edouardo MENDOSA (La Ville des Prodiges). Néanmoins, ZAFON fait bankable pour son éditeur. Cela se laisse lire. C’est entre le polar et le roman de gare et l’eau de rose. Il y a néanmoins une atmosphère. Je n’arrive pas à le classer. Et je ne considère pas que c’est un grand écrivain. Encore une fois, l’Ombre du Vent a été son trait de génie, en tout cas dans les 2/3 de l’ouvrage. 11/20


Au rang des policiers, lu en anglais

1) A man without breath de Philip KERR.

L’auteur de la trilogie berlinoise. Bon roman policier, mais pas exceptionnel. 11/20 . Guère plus.


2) Alex de Pierre LEMAITRE.

C’est un excellent roman policier. C’est absolument génial. C’est le meilleur policier que j’ai lu, pardon, dévoré en quelques heures, depuis très longtemps. C’est bien ficelé. Ceux qui aiment les polars, à lire absolument. 17/20


3) Les murs de sang de Nathalie HUG et Jérôme CAMUT.

Je l’ai acheté car il y avait un commentaire positif à la FNAC. Permettez-moi de dire que je ne partage pas cette opinion enthousiaste. A côté du précédent roman policier c’est nul à … C’est peu crédible, tiré par les cheveux, bref on n’y croit pas un seul instant. Un 9/20


4) La Lionne blanche de Henning MANKELL.

Je suis une fan de MANKELL. Toutefois, je ne sais pas si celui-ci est son meilleur roman. Le début est un peu laborieux, mais on se laisse prendre par l’histoire. C’est un peu le même type de construction romanesque que Le Chinois. Un événement à connotation, disons, internationale, et ses prolongements en Suède. C’est bien ces prolongements (un peu comme dans le Chinois mutatis mutandis) qui sont quelque peu tirés par les cheveux. Néanmoins, bon roman policer à lire, assez instructif et qui rappelle des pages d’histoire de l’Afrique du Sud. Je mettrai 13/20


Au rang des essais

1) L’Ame du monde de Frédéric LENOIR.

Là encore, c’est commercial. On exploite bien la filière neuneu. Si des profs cherchent des phrases pour faire des dissertations il y a matière à. C’est une compilation assez « café du commerce » d’une certaine pensée syncrétique religieuse et philosophique. C’est de nouveau prêchi-prêcha . LENOIR surfe sur son succès littéraire. 10/20

Critique littéraire du 1er mars 2013

1) La Montagne Magique de Thomas MANN.
Ce grand roman de la littérature allemande est une grande œuvre qui doit être lue au même titre que tous les grands classiques. 900 pages bien serrées en poche : un effort de concentration pour un roman d'une grande modernité, nonobstant l’époque de l'écriture. L’action (si on peut parler d'action) s’arrête à la guerre 14. Un livre à avoir lu pour être un « honnête homme » au sens qu’on lui donnait au 18ème siècle. 16,5/20

2) La Délicatesse de David FOENKINOS.
Un autre style, ça. Gentil, poli, plein de lieux communs. Manifestement, le bouquin que le mec écrit pour vendre les droits au cinéma. C’est du reste plus écrit comme un scénario de film que comme un roman. J’ai le DVD du film éponyme, mais pas encore vu. Ça se laisse lire. Point barre. 9/20
 

3) Silence de Shusaku ENDO.
Une page sombre de l’histoire du Japon. La persécution de chrétiens. L’abjuration de la foi. La torture de missionnaires. En définitive, un livre assez linéaire qui ne suscite pas une émotion profonde. On y reste à la surface. 10/20
 

4) L'animal du cœur de Herta MULLER.
L’écriture poétique de Herta Muller comme dans « La Bascule du Souffle ». La vie sous Ceausescu d'une minorité allemande. L’atmosphère lourde et pesante, inquiétante est suggérée par cette langue particulière, comme si tout cela était irréel, lointain, comme si l’imagination aidait à supporter la souffrance. Moins bien que « La bascule du Souffle », cependant. 12/20
 

5) L’Illiade de HOMERE.
Soit la traduction et magnifique lecture d'Alessandro BARRICO (l’auteur de « Soie »). Cela m’a replongé dans mes lectures de Grec Ancien au lycée. Le cœur et le chœur, le berceau de la littérature. Un grand moment de réminiscence. Mais tout le monde ne sera peut-être pas sensible de la même façon. Peut-on mettre une cote à Homère ?
 

6) Capitaine Alatriste de Arturo PEREZ-REVERTE.
La série du Capitaine Alatriste. Quel plaisir de lecture. C’est recommandé !
Dans la foulée, il y a « Les Bûchers de Bocanegra » et « Le Soleil de Breda ». Ca en fait trois sur 7-8 ouvrages à lire. Pour les trois premiers : 14,5/20 (bon, paraît que je suis chiche), minimum.
 

7) Une femme fuyant l’annonce de David GROSSMAN.
Je me suis demandée pourquoi on faisait un tel foin pour ce livre ! Pfff ! Très confus. 9/20
 

8) Le jeu des ombres de Louise ERDRICH.
Pas mal, pas un chef d'œuvre. Un bon huis clos, un bon face à face. Mais comme souvent, l’auteur a un peu de mal à atterrir. Mais à lire quand même. 14/20
 

9) Leaving the world de Douglas KENNEDY.
En anglais. Tiré par les cheveux dans le scénario, mais bon ça se laisse lire. Un petit air de Nouvelle Angleterre, du monde universitaire américain. Harvard quand tu nous tiens ! 13/20
 

10) Sans Regrets de Françoise BOURDIN.
Même pas de la littérature de gare. Nul, nunuche. Bon, j’ai lu cette c..... pendant la campagne électorale. C’est quand on tente de se détendre ! 9/20
 

11) La Vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël DICKER.
Le livre de l’année ! Passionnant, amusant ! Aussi un parfum de Nouvelle Angleterre. Un livre atypique. Difficilement classable. Bon, on ne peut pas passer à côté. Et, quand on l’ouvre, on ne le lâche plus. 16/20
 

12) Le Sermon sur la chute de Rome de Jérôme FERRARI.
Le dernier Goncourt. Bien, mais une écriture trop tarabiscotée. Une certaine pédanterie de normalien qui veut se donner un style à tout prix. Encore un qui ne sait pas comment il va terminer son bouquin. Néanmoins, un livre qui laisse une trace. A lire. Un tout autre roman que le précédent. 14/20
 

13) Quand la Lumière décline de Eugen RUGE.
Une chronique familiale entre l’Est et l’Ouest. Un peu déçue. Un roman linéaire. On ne sait pas trop où ça démarre, où ça se termine. Ce premier roman de cet auteur allemand venu de l’Oural aura un 12/20.
 

Au rang des essais
La Troisième Révolution Industrielle de Jeremy RIFKIN.
De bonne idées, mais surtout un grand vendeur ce Rifkin ! Très soucieux de préserver ses bonnes relations avec ses clients, les grands de ce monde. Néanmoins, il y a de bonnes idées. A lire. 12/20
 

Au rang des polars
1) Kaïken de Jean-Christophe GRANGE.
Le dernier Grangé. Un peu décevant. 11/20.
 

2) Pour suivre et se consoler du précédent : Le Serment des limbes.
Un des premiers de GRANGE, je crois. Nettement mieux. 15 /20 (version polar)
 

3) Le Chinois de Henning MANKELL.
Pas mal, pas le meilleur des Mankell, mais on a envie de connaître la fin. 12,5/20

 

Critique littéraire du 7 août 2012

1) Solal d’Albert COHEN.

J’avais lu Belle du Seigneur d’Albert COHEN et le héro ou anti héro, c’est selon, s’appelle comme chacun sait SOLAL. Cela m’a donné envie de lire le roman Eponyme. C’est moins bien que Belle du Seigneur mais cela reste un roman flamboyant d’une grande originalité et on y voit déjà en germe toute la richesse littéraire de Belle du Seigneur. Je l’ai lu avec moins de spontanéité que Belle du Seigneur mais c’est un roman qui vaut la peine. 14/20

 

2) Le Diner d’Herman KOCH, le best-seller néerlandais.

Très bon, mais quelques invraisemblances. 15/20

 

3) Lu en anglais, 900 pages bien tassées de Fall of Giants de Ken FOLLET.

En anglais accessible, beaucoup de vocabulaire. Sur la guerre 14 et 18 et sur la vie des tranchées, assez convenu finalement. Cela n’a pas le souffle d’une grande épopée. 11/20

 

4) Lu en anglais Exit Ghost de Philip ROTH.

Les vieux démons de Philip ROTH ressurgissent. Le cancer de la prostate a atteint son personnage principal un écrivain New-Yorkais. Un petit peu trop de ratiocination. Lu en anglais pour le plaisir : 12/20

 

5,6,7) 1Q84 Avril-Juin, 1Q84 Juillet-Septembre et 1Q84 Octobre-Décembre de MURAKAMI.

Le best- seller japonais. J’adore toujours autant MURAKAMI, trois tomes de pure plaisir, de délices. Plonger dans son univers, quand des solitudes se rencontrent, s’entrecroisent. Du merveilleux, du fantastique, un petit peu à la Garcia Marquez, mais ici, évidemment, en « version japonaise ». Quand le monde parallèle recouvre la réalité, que se passe-t-il ? Un grand plaisir, une prime au dernier tome auquel j’ai mis 15/20, les deux autres respectivement 13,5 et 13/20, le deuxième tome me paraissant le moins bon, mais c’est affaire de goût.

 

8) Freedom de Jonathan FRANZEN.

Qu’avons-nous fait de notre liberté ? Cette Amérique des années 70-80 décrit une chronique familiale. Passionnant sur les mœurs américaines. Cette liberté américaine, cette émancipation est finalement assez conventionnelle et fait rentrer même ceux qui se voulaient les plus originaux dans les sentiers battus. A lire, 15/20.

 

9) Le Cas Snijder de Jean-Paul DUBOIS.

Très bon petit livre. L’accident de l’improbable : celui d’ascenseur, plein d’humour, noir : 13/20

 

10) La Diagonale du Fou de Arturo PEREZ REVERTE.

Chef d’œuvre. Livre magnifique, une intrigue passionnante, mais en même temps une description des caractères, puissante. C’est l’histoire du siège de Cadix pendant les guerres Napoléoniennes. On y est, on le vit. On est absorbé par ce livre. Magnifique, à lire absolument : 18/20.

 

11) Tuer le Père d’Amélie NOTHOMB.

Comme d’habitude, comme je l’ai dit, la ponte annuelle d’Amélie Nothomb. Elle ne se foule décidément pas. Cela ne part pas trop mal, mais cela finit en c… Pourquoi est-ce que chaque année j’achète ces bouquins commerciaux d’Amélie Nothomb ? Probablement parce que j’ai la nostalgie de l’Hygiène de l’Assassin et de Stupeur et Tremblement. Amélie, réveille-toi !

 

12) Le Rêve du Celte de Mario VARGAS LLOSA.

Ce n’est pas le meilleur VARGAS LLOSA que j’ai lu. Se dégage une impression de malaise de ce livre. Est-ce dû au personnage principal, qui n’est pas totalement sympathique ? Comme je n’ai pas totalement adhéré à ce personnage, j’ai peut-être eu du mal à adhérer au livre. Roger Casement, personnage central, est un nationaliste irlandais, mais qui a choisi le mauvais camp, celui de l’Allemagne Nazie pour essayer d’aider l’Irlande à proclamer son indépendance. On reste avec un goût peu enthousiaste vis-à-vis de ce « héros ». Par ailleurs une description en tout cas sans complaisance et édifiante de la colonisation. Ah les petites mains coupées de Léopold II.

 

13) L’Art Français de la Guerre de Alexis JENNI.

Prix Goncourt novembre 2011. Excellent roman, passionnant. Peut-être 100 pages de trop à la fin. C’est une des difficultés des écrivains actuels, on a l’impression qu’ils ne savent pas comment atterrir et terminer. En tout cas le roman vaut la peine : 16/20

 

14) Avenue des Géants de Marc DUGAIN.

Excellent roman. Passionnant, une construction originale. De la surprise. Excellemment écrit. Marc DUGAIN est décidément un grand écrivain. Après la Malédiction d’Edgar, une Exécution Ordinaire (un peu moins bon), ce roman mérite assurément un 17/20. A lire.

 

Au rang des polars

1) L’Enfant Allemand de Camilla LÄCKBERG.

Le classique suédois comme roman, convenu. Cela se laisse lire. Un peu lourdingue et quelques coquilles de traduction avec des fautes d’orthographe épouvantables ! 11/20

 

2) Trois fois plus loin de Nathalie HUG et Jérôme CAMUT.

Un bon petit roman policier. Pas exceptionnel : 11/20

 

3) Shelter de Harlan COBEN.

Je me donne toujours bonne conscience en lisant les Harlan COBEN en anglais. Ici le héros n’est plus Myron BOLLITAR, mais Mickey BOLLITAR le neveu. Un bouquin pour teenager. Pas top. L’avantage, comme je le dis, c’est qu’on se dit qu’on a lu un nanar, mais au moins on a fait un exercice linguistique !

 

Au rang des essais et livres politiques

1) Indignez-vous de Stéphane HESSEL.

Ben il fallait bien lire le best-seller que tout le monde a lu. Une bonne petite rédaction de lieux communs, bien à gauche, pas trop originaux finalement. Ce qui me gêne c’est que j’avais mon prof de droit des obligations qui disait toujours « conservez votre faculté d’émerveillement » et j’ajoutais « et aussi d’indignation ! ». Dommage que Stéphane HESSEL m’ait pris le mot indignation. La différence avec moi c’est que je n’ai pas vendu plusieurs millions d’exemplaires de ma faculté d’indignation !

 

2) J’ai voulu continuer avec le Chemin de l’Espérance. Opuscule toujours de Stéphane HESSEL et Edgar MORIN.

Les mêmes lieux communs et des erreurs flagrantes. J’ai proposé à Richard MILLER d’écrire un contre-essai. Après la campagne communale, on l’envisagera.

 

3) Dans les essais toujours, le Fanatisme de l’Apocalypse de Pascal BRUCKNER.

J’aime toujours bien les pamphlets anti-écologistes. Cela signifie par là anti-dogmes, anti-idées reçues et anti-politiquement correct. Quelques bonnes idées et bonne réflexions dans ce livre, mais là aussi un tissu relativement peu original. Mais je partage cette idée fondamentale que l’intégrisme, le fanatisme, le spectre de l’apocalypse, cette culpabilité que l’on essaye de nous insuffler continuellement, ça devient pénible. Ceci dit, Pascal BRUCKNER nous a habitués à mieux.

 

4) L’Europe, malade de la Démocratie, de Philippe RIES.

Petit ouvrage intéressant, mais décevant. Beaucoup de bruits de couloir européens, sans grande idée forte et maîtresse. Un petit pamphlet anti-Barroso, finalement sans trop grand intérêt.

Actualisation de mes lectures - 1er septembre 2011

1) L’Enquête de Philippe CLAUDEL

Livre qui ne laisse pas un souvenir vraiment impérissable, confus. Claudel ne se renouvelle pas: 9,5/20

 

2) Susswann Island de D. VAN

Petit roman américain, assez noir, mais beaucoup trop noir. Monolithique dans sa noirceur: 11,5/20

 

3) Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias ENARD

Bon petit livre intéressant sur Michaël Ange. Chouette roman historique: 13,5/20

 

4) La répudiée d’Eliette ABECASSIS

Intéressante histoire sur l’intégrisme religieux, version juive. Assez prévisible: 11,5/20

 

5) La Purge de Sophie SOSIOKSANEN

Excellent roman. L’occupation allemande et le communisme dans les Etats Baltes. A lire: 15/20

 

6) La Vie très privée de M. SIM de Jonathan COE

Le roman part bien et puis s’épuise et se termine de façon un peu décevante. Moins bon que la «Pluie avant qu’elle ne tombe»: 10/20

 

9) Le Musée de l’Innocence de Ohran PAHMUK

Magnifique roman qui se déroule à Istambul.  On vit l’Istambul des années 1970 de l’intérieur. Une vraie poésie. Ohran Pahmuk est vraiment un des plus grands écrivains de notre temps: 17/20

 

8) Le Cimetière de Prague de Umberto ECO

Un mot: décevant, confus. Tellement confus que Umberto ECO se sent obligéde donner le fil conducteur et des explications sur le déroulement de son roman. Il ajoute que c’est destiné au lecteur peu subtil ou un truc du genre. Je dois vraiment faire partie de cette catégorie. 10/20

 

9) Le Fils de Michel ROSTAIN

Superbe roman émouvant sur la douleur d’un père qui a perdu son fils. On ne verse pas dans le pathos. Il y a même un certain humour. A lire:16/20

 

10) L’Ombre du vent de Carlos Luis ZARON

Très bon roman qui part très bien, passionnant pendant 5OO pages, mais la fin sombre un peu, ce qui donne une qualité assez inégale à ce livre. 14,5/20

 

11) L’Enfant de Noe de Eric-Emmanuel SCHMIT

Petit roman assez convenu, sur les enfants juifs cachés pendant la guerre. Je l’ai donné néanmoins à lire à mon fils de 11 ans qui l’a lu très vite. A destination des enfants: 11/20

 

12) Le Passage de la Nuit de MURAKAMI

Toujours cette atmosphère intimiste, un peu sombre, empreinte de mystère et de magie de MURAKAMI: 15/20

 

13) Mère et Fille de ABECASSIS

L’avantage d’ABECASSIS c’est qu’elle fait de petits romans qui se lisent assez vite. Ici c’est l’histoire de Sonia Rykiel et de sa fille. L’une ou l’autre page intéressante sur le sort des femmes, mais à part cela, on a l’impression de lire un magazine féminin. Très artificiel, beaucoup de lieux communs. A éviter: 10,5/20

 

14) La Chute de John STONE de Iain PEARS

Excellent roman qui monte en puissance, en trois parties, historiquement intéressant, passionnant. L’ennui c’est que j’avais compris depuis le début, mais à part cela très bon roman, des tableaux historiques intéressants, l’action se situe d’à peu près 1860 à 1950. Passage sur une crise bancaire du début du siècle, comme une prémonition. Une intrigue bien ficelée: 16,5/20

 

15) Le Cercle Littéraire des Eplucheurs de Patates de Mary Ann SHAFFER et Annie BARROWS

Bon roman, original, écrit sous forme de correspondance. Cela donne vraiment envie d’aller dans les Iles anglo-normandes . Plein de vie et de saveur. Un bon humour: 15/20

 

16) La Vie Devant Soi de R. GARY alias Emile AJAR

Prix Goncourt en 1975. Plein de sensibilité. Je me suis promis de le faire lire à mon fils quand il aurait 16 ans, car certains passages sont évidemment un peu durs. Un enfant de 10 ans, mais a-t-il 1O ans?, Momo qui s’exprime en argot et dans ses termes à lui, confié à Mme ROSA. Ce n’est pas le meilleur des Romain GARY mais ce livre reste d’une vraie actualité: 15/20

 

17) Au rang des essais,

Je me suis tapée deux essais psychologisants, dont je ne vous dirai pas ni le titre, et ni l’auteur. Je me dis que traînent dans les aéroports et même à la Fnac des bouquins écrits par des débiles pour des débiles (ben oui, je l’ai lu) et qu’on fait de l’argent en profitant de la naïveté des uns et des autres. Il y en a qui n’est qu’un tissu de bon dieuseries (acheté à l’aéroport de MONTREAL) et l’autre qui parle de la confiance en soi, une compilation de populisme et de lieux communs désagréables.

 

18) Le dérèglement du Monde de Amin MAALOUF

Plus intéressant, mais décevant une «resucée» des Identités Meurtrières avec des passages qui sont presque des copiés-collés.

Pas grand-chose d’original finalement, mais cela se laisse lire: 11/20

 

19) Lu aussi Le Petit Traité de Vie Intérieure de Frédéric LENOIR

Après «Jésus, Boudha et Socrates», trois maîtres de vie, Frédéric LENOIR récidive, mais en beaucoup moins bien. Frédéric LENOIR aligne les poncifs culturels et le poncifs tout court. Je finis par me demander s’il n’a pas une haute opinion de lui-même, car il se cite beaucoup en exemple.

L’une ou l’autre chose que l’on sait déjà sur la pensée positive, mais à part cela beaucoup d’autosatisfaction: 11/20

 

20) Y-a-t-il un Grand Architecte dans l’Univers? de Stephen HAWKING

Ah là c’est un régal. Beaucoup plus accessible que la «brève histoire du temps». De la physique Newtonienne à la physique quantique et finalement, une préfiguration de ces neutrinos plus rapides que la vitesse de la lumière. Et si cette fameuse théorie M expliquait bien la naissance de l’Univers?: 16,5/20

Actualisation de mes lectures - 1er décembre 2010

1) La fête au Bouc de Mario Vargas Llosa
C’est du grand «Mario Vargas Llosa», si tant est qu’il puisse y avoir du petit «Mario Vargas Llosa». C’est la description de la dictature de Trujillo en République dominicaine. Mario Vargas Llosa s’est toujours complu à décrire des satrapies. Je peux vous dire que des satrapes, il y en a partout à tout moment et dans toutes les organisations humaines. Comment le dictateur d’un froncement de sourcil, fait-il tomber en disgrâce, un courtisan dévoué. Sans donner d’explications. Satrapies ou exemple de perversion. La fête au Bouc, c’est le 30 mai. Le roman ne vaut pas tant pour sa description historique, mais pour son universalité de la terreur, de la crainte, de la répression.
Dans l’entre-temps, Mario Vargas Llosa Prix Nobel de la littérature. Ça m’a remplie de joie et de bonheur. Je me promets de lire un jour tous ses ouvrages.

2) Un trader ne meurt jamais de Marc Fiorentino
Ce petit livre prend toute sa résonance après la crise bancaire et financière. Finalement, on ne perd jamais les bonnes vieilles mauvaises habitudes. Un thriller financier, bien construit. Du nouveau Sulitzer.

3) Suite: HHhH de Laurent Binet, Prix Goncourt du premier roman. J’ai adoré ce livre qui traite de l’attentat contre Heydrich. Une construction étonnante de ce roman qu’on savoure, qu’on déguste, même si on connaît la fin de ce fait historique, le suspense demeure. Bien écrit, ça donne à réfléchir. J’attends le prochain bouquin de Laurent Binet.

4) Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part de Gavalda
Je n’ai jamais compris le succès d’Anna Gavalda. Je n’ai pas aimé ses romans. En tout cas, je me suis toujours demandé comment c’était un tel succès de librairie. Je trouve ni les histoires palpitantes, ni le style extraordinaire. Bien qu’a priori je ne sois pas une fan absolue des recueils de nouvelles, celui-ci n’est pas mal. J’ai épinglé l’histoire de la vétérinaire. Si vous le lisez, vous comprendrez pourquoi et vous comprendrez que de temps en temps j’aurais envie de faire la même chose à certains mecs.

5) Pereira prétend d’Antonio Tabucchi
J’ai eu envie de lire un ouvrage de cet auteur que je confesse n’avoir jamais lu. Il a été nommé Docteur Honoris Causa de l’Université de Liège. Court roman bien écrit, ramassé. Une vraie atmosphère. Des caractères bien décrits. Ici la satrapie est salazariste, mais c’est le même terreau que celle de Trujillo.

6) Le nanar du nanar, La fille de papier de Guillaume Musso
Je lis avec une certaine régularité les succès de librairie, pour comprendre ce qui fait les tendances de la littérature actuelle. Les romans et la littérature d’une époque valent mieux que toutes les analyses sociologiques. Décidément, je ne me réconcilie pas avec Guillaume Musso. Quelle médiocrité, quelle pauvreté d’histoire, de style, de référence culturelle qui vous sont balancées à la figure. C’est nul à ch….Et ça se vend en millions d’exemplaires! J’ai regretté d’avoir donné 20 ou 22 euros pour acheter ce truc infâme. Quelle honte!

7) Intrigue à l’anglaise, d’Adrien Goetz.
Très mauvais. Moins que Musso, au dessus, mais mauvais également. Intrigue sommaire, référence culturelle du style «la culture, c’est de la confiture». A éviter.

8) Lu le dernier William Boyd - Orages ordinaires
Ce n’est pas du grand William Boyd. J’ai des souvenirs plus émus et profonds avec Brazzaville Plage. Un polar moyen. Je m’attendais à mieux de la part de William Boyd.

9) Lu un essai de Pascal Bruckner
Celui-ci me donne à réfléchir. Je conseille vraiment cet opuscule: Le mariage d’amour a-t-il échoué?. Dites m’en des nouvelles, mais je crois que oui le mariage d’amour a bien échoué. Cela ne veut pas dire qu’il faut en revenir au mariage de raison. Simplement, le mariage d’amour a échoué, parce que les hommes ne sont pas plus heureux. Au contraire? A voir.

10) Le Kabbaliste de Prague de Marek Halter
L’histoire du Golem. Un peu déçue. L’histoire est trop linéaire, finalement un peu trop communautariste. Je n’ai pas vraiment retrouvé l’ambiance magique que j’espérais.

11) Lu L’appartement témoin de Tatiana de Rosnay
Premier bouquin que je lisais de Tatiana De Rosnay. Pas mal, se laisse lire dans le train aux heures de pointe. Décidément, je vais avoir ma dose de visions et d’apparitions, ainsi que vous le verrez.

12) Lu: Sépulcre de Kate Mosse
730 pages lues en anglais. J’ai toujours une certaine fierté quand j’ai fini un bouquin en anglais. Pas mal, mais pas génial. Une histoire un peu tirée par les cheveux. Quand je vous parle de visions, d’apparitions, de fantômes qui reviennent, je fais donc le lien avec le bouquin précédent. C’est plein d’esprits qui rôdent. Je ne sais pas si c’est parce que l’anglais n’est pas ma langue maternelle, mais j’ai eu du mal à être émue. J’ai lu le livre assez vite, finalement prise par l’histoire et le petit suspense qui rôde. Cependant, on a l’impression que c’est tellement simpliste et pétri de bons sentiments sans profondeur et sans relief. Kate Mosse serait un peu Marc Lévy à l’anglaise.

13) Lu également Harlan Coben - Le dernier en date
Je l’ai lu en anglais. Comme je vous l’ai dit, ça me donne bonne conscience de lire un polar en anglais. Play Dead, c’est son premier roman, apparemment. Se laisse lire rapidement, à la Harlan Coben. Premier roman moins abouti que les suivants, mais on sent en germe, ce qui va faire les ingrédients du succès de Harlan Coben. Pas mal, sans plus.

14) Lu pour aller vite voir le film que je n’ai pas encore vu au moment où je rédige la présente - Elle s’appelait Sarah, toujours de Tatiana de Rosnay.
Je l’ai lu car je revenais d’Auschwitz. Meilleur que «L’appartement témoin», sans être nécessairement un chef d’œuvre. On a quand même envie de le lire assez vite jusqu’au bout. On a l’impression que le bouquin a été écrit pour Kristin Scott Thomas, qui même si on n’a pas encore vu le film, est présente en filigrane. Pas mal, mais finit en eau de boudin. Une bonne littérature populaire sans que Tatiana de Rosnay soit un véritablement un grand écrivain.

Actualisation de mes lectures - 10 août 2010

1) Après le tremblement de terre de Murakami
Quelques nouvelles bien écrites. Toujours cette atmosphère intimiste, un peu triste de l’homme à la recherche de lui-même. Se lit facilement. Petit ouvrage lu en campagne électorale 2010 car pendant les campagnes, on est monomaniaque et on a difficilement la tête à la littérature et à autre chose que les programmes politiques.

2) Lu le troisième tome de Katherine Pancol. Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi 
Les deux premiers tomes sont un enchantement. C’est frais, c’est rafraîchissant, plein d’humour, ça se dévore. Il y a une morale intéressante et optimiste. Ce troisième tome est absolument nul! Je lisais que le «Le Monde» avait écrit dans sa critique que c’était «tartignolleen diable ». Sur les quasi 900 pages de cet ouvrage, 700 sont bonnes à jeter. C’est long, lent, pelant, il y a des redites. Déception par rapport aux deux premiers tomes. On n’y retrouve pas la fraîcheur de ceux-ci. Les seuls bons moments c’est quand Henriette, alias le cure-dents, recherche sa vengeance contre Josiane et Marcel. Ça ne s’invente pas. Les seuls bons moments sont aussi, car c’est de l’humour décalé, lorsque Marcel junior, le petit génie, essaye de traquer Chaval. Je n’en dis pas trop. Comme on a lu les deux premiers, il faut bien lire le troisième mais la déception est au rendez-vous.

3) Lu le premier tome de la trilogie de Jens Lapidus. Stockholm noir, Tome 1: L’argent facile
Pas mal, c’est un avocat qui écrit. Il a dû bien plonger dans ses dossiers. Après «Millénium», les bourgeois dans Camilla Läckberg, ces Suédois nous font dans le polar. Ici, ils découvrent que leur société si parfaite, leur Etat-providence, cache des eaux troubles. L’Etat-providence n’échappe pas à la drogue, au trafic, à la prostitution, bref à la mafia. Une plongée assez naturaliste dans le milieu. Sans fioritures d’écriture. Droit au but. Des recettes sur le blanchiment d’argent; absolument technique. J’en ai appris à ce sujet. A conseiller aux ministres des Finances européens pour lutter contre la fraude fiscale.

4) Lu le best-seller Underworld USA de James Ellroy
Univers noir, un peu compliqué. Je poursuis donc mes lectures sur le crime, la mafia. Quand on s’aperçoit que la démocratie américaine (assassinat de Kennedy, de Martin Luther King, avènement de Richard Nixon) repose sur la connivence et la connexion avec la mafia. Quand le trafic de drogue sert aussi à endormir et infiltrer les mouvements noirs. Lorsque les USA aident les pires dictatures, les Caraïbes pour y faire le trafic de drogue, du jeu, de la mafia. L’univers de James Ellroy est très déprimant. J’avoue que j’ai du mal à dire si j’aime ou si je n’aime pas. Je n’ai pas lu les deux premiers tomes de ce qui est en réalité une trilogie. J’ignore si je les lirai. C’est intéressant, mais j’ai un peu de mal à m’y faire.


5) Lu Nuit grave, Ben Elton.
Très drôle. Plein d’humour. Ça se dévore. Lorsqu’un parlementaire anglais voit arriver son jour de gloire: il peut déposer une proposition sur n’importe quel sujet en son nom, sans être sous l’autorité de son parti. Ce dont on rêve tous, quoi! Peter Padget va déposer une proposition pour légaliser toutes les drogues en ce compris l’héro, la coke, etc. Que va-t-il se passer? C’est bien ficelé, amusant et ça se lit facilement. C’est un journaliste qui m’a offert ce livre. Cela décrit bien les relations politiques presse et la façon dont on peut s’em… les uns les autres et l’amour haine qui nous unit parfois.

6) Dans la main du diable d’Anne-Marie Garat
C’est mon cadeau d’anniversaire de Gisèle et Patricia qui travaillent avec moi au bureau d’avocats. C’est une brique de 1300 pages. Je vous avoue, et je l’ai dit à Patricia, que les 100 premières pages sont désarçonnantes. Je dirais même plus que les premières pages sont proprement un repoussoir. On a l’impression qu’on a affaire à un style ampoulé, que l’auteur cherche à pasticher un écrivain du 19ème. Qui, Stendhal? Et puis le miracle se produit lorsqu’on a passé plus ou moins les 100 premières pages. Ce livre est remarquable, palpitant. Il se dévore. On se laisse conquérir petit à petit par le style pour l’épouser tout à fait. Le sens de la formule de la métaphore est puissant et l’histoire vous happe littéralement: histoire de renseignements généraux, l’armée française un Etat dans l’Etat, qui est infiltrée, puis voici l’histoire d’amour. Et oui! Et on se sait plus si c’est l’histoire policière et d’espionnage qui prend le pas sur l’histoire d’amour ou l’inverse. J’ai aussi, après un début dubitatif, dévoré ce bouquin. J’ai fait part à Patricia de mes impressions du début et de mon doute. Elle m’a dit avoir vécu exactement la même chose. Alors prenez ce livre qui est une véritable œuvre littéraire et ne vous laissez pas décourager par les 100 premières pages. Laissez-vous gagner par cette histoire et cette fresque passionnante de l’année 1913. La Première Guerre Mondiale va éclater. La reconstitution d’un monde qui se termine. L’armée française qui n’est pas débarrassée de ses vieux démons. Finalement, sur quoi reposent nos démocraties? Entre 1913, Underworld USA (1968) et Stockholm Noir (aujourd’hui), le monde a-t-il changé?
Suite au prochain épisode.

Actualisation de mes lectures - 28 mai 2010

1) World without end. Le bouquin de Ken Follet
1200 pages. Je l’ai lu en anglais! C’est pas mal mais nettement moins bien que Les Piliers de la Terre.

2) Une vie française de Jean-Paul Dubois
Excellent. 4O années de génération soixante-huitarde et post-soixante-huitarde, dans ses petits et grands renoncements. Aussi bien, même encore mieux que les Accommodements Raisonnables du même auteur.

3) Gomorra de Saviano
Dans l’empire de la Kamora. Précise vérité, plongée au cœur de l’enfer de la mafia napolitaine. Quand la violence, l’économie souterraine, le racket paralysent un pays et menacent le quotidien.

4) La joueuse de go de Shan Sa
Un cours roman intéressant que j’ai trouvé aux Editions Folio, bref. 4ème de couverture titre le bonheur est un encerclement. Une sorte de fatalité inéluctable très asiatique. Intéressant.

5) Les yeux jaunes des Crocodiles
J’ai fait l’inverse: j’ai commencé par la Valse Lente des Tortues qu’on m’avait offert à l’automne 2008. J’ai donc lu le Tome I après le Tome II. De toute façon c’est compréhensible. C’est délicieux, plein de fraîcheur, de vitalité, une tranche de vie. Le 3ème Tome vient de sortir. Les Ecureuils de Central Park sont Tristes le Lundi. Il m’attend sur ma table de nuit et je me réjouis que la campagne soit terminée pour l’entamer.

6) La femme qui attendait d’Andreï Makine
Une petite déception. Ce roman est assez banal finalement. J’ai lu mieux d’Andreï Makine comme Le Testament Français.

7) La pluie avant qu’elle ne tombe de Jonathan Coe
Très beau roman. Je pensais le lire en anglais, mais j’ai fait un mix des deux. Style travaillé. Une sorte d’ode à la prédestination. Pourquoi sommes-nous nés? Quelle est le sens de notre destinée? Roman intéressant même dans ses mystères. J’ai apprécié.

8) Saules aveugles, femme endormie de Haruki Murakami
Je suis une fan de MURAKAMI. Ici il s’agit d’un recueil de nouvelles, très intéressant. J’aime son style dépouillé, son intériorisation, cette façon dont les personnages se retrouvent seuls face à eux-mêmes et où l’imagination permet de s’échapper et de transcender le quotidien. C’est un très grand auteur et j’éprouve à chaque fois le même plaisir.


9)
Au rang des polars.La muraille invisible de Henning Mankell
L’inspecteur Valander que l’on retrouve est un peu seul. Ce n’est pas le meilleur Henning Mankell. Je conserve un souvenir ému des Chiens de Riga.

10) Ne vous retournez pas de Maud Tabachnik
Excellent polar qui donne des frissons épouvantables. C’est la suite d’un autre, qui s’intitule le 5ème jour que je n’ai pas lu, mais c’est compréhensible.

11) Le tailleur de pierre de Camilla Läckberg
C’est le deuxième que je lis d’elle après la Princesse des glaces. Je n’ai pas lu Le Prédateur. C’est pas mal mais j’ai un peu de difficulté à entrer dans l’ambiance et la vraisemblance.

12) La forêt des mânes de J.C. Grange
C’est un bon JC GRANGE, qui est parfois assez inégal. Celui-ci tient en haleine. Pour info, j’avais trouvé la solution assez vite, mais avait quand même envie d’aller jusqu’au bout pour vérifier que je ne m’étais pas trompée. Je ne dis pas cela pour me vanter.

13) Comme j’avais bien aimé Ne vous retournez pas de Maud Tabachnik j’ai lu Un ciel de cendres
C’est entre le polar et le récit d’après Tchernobyl. On reste un peu sur sa faim.
 

14) Pour en revenir aux romans, j’ai lu Voyages d’hiver d’Amélie Nothomb
C’est la ponte annuelle d’Amélie Nothomb. Facile, décevant, artificiel. Comme on regrette Stupeurs et Tremblements et Hygiène de l’Assassin.

15) J’ai lu un chef d’œuvre absolu, un merveilleux roman. C’est 1100 pages de bonheur, mais c’est une œuvre unique c’est Belle du Seigneur d’Albert Cohen
A lire absolument. Un monument de la littérature. Un style unique.

16) Lu aussi Erevan de Gilbert Sinque
Un épisode relatif au génocide arménien. Intéressant, documenté.

17) Lu également Un jour de colère d’Arturo Perez Reverte
Je suis une grande fan d’Arturo Perez Reverte. En l’espèce ce n’est pas celui que j’ai préféré. Arturo Perez Reverte se souvient qu’il a été reporter de guerre et il donne corps à la journée du 2/5/1808 où le peuple de Madrid se soulève contre les troupes napoléoniennes. Il veut faire revivre le peuple de Madrid en donnant noms et densité à ces inconnus qui sont morts massacrés ou qui ont été durement mutilés. Toutefois, cette énumération de noms dans tous les sens est quelque peu fastidieuse. C’est une façon de faire un reportage d’une guerre qui n’a pas eu de photographie ni de film, ni de vidéo, et pour cause. C’est une forme de chronique journalistique deux ans plus tard. Sur le plan romanesque, c’est un peu difficile à intégrer et c’est parfois lassant.

18) Dans le genre splendide roman à lire absolument, j’ai lu Le tambour de Gunter Grass
Un chef d’œuvre. Un des fondamentaux à lire absolument. J’avais vu le film in illo tempore, mais le livre est un foisonnement rablaisien. Cela demande de la concentration, de l’attention et du temps, mais quel bonheur de plonger dans un grand roman.


19) Dans les bons romans qui sortent pour le moment, j’ai lu La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano
Excellent.

20) Ulysse from Bagdad de Eric-Emmanuel Schmitt
J’avais un peu de réticence à le lire, mais finalement on se laisse emporter par l’histoire.

21) D’Eric-Emmanuel Schmitt, j’ai lu aussi Oscar et la Dame Rose
Petite opuscule qui vous fait beaucoup pleurer.

22) Lu aussi le Goncourt de Marie Nd'aye - Trois femmes puissantes
Pas mal, mais déçue. On donne quand même le Goncourt un peu facilement. J’ai moyennement accroché.

23) Lu aussi, car je souhaitais voir un peu à quoi cela ressemblait les Marc Levy. Le Premier Jour et La première nuit
C’est de la littérature dite populaire, mais cela se laisse lire avec un certain entrain. Cela ne prend pas la tête. On comprend que la recette fasse vendre. Le Premier Jour est mieux que La première nuit. Normal, le deuxième tome est toujours là pour faire du chiffre d’affaires.

24) Au rang des essais j’ai lu – Burqa de Karima
Derrière la burka, déshumanisation sociale, morale, économique se cache un barbu et surtout règne l’oppression de la femme.

25) Lu Le Jésus Boudha Socrate, 3 maîtres de vie de Frédéric Lenoir
Intéressant, facile à lire. Frédéric LENOIR tient le haut du pavé des ventes. Ce sont des essais qui ne sont pas trop compliqués, mais avec le recul et la distance (j’ai lu cela en novembre 2009), j’ai un peu de mal à en retirer une substantifique moelle.

26) Dans les essais toujours j’ai lu Français n’ayez pas peur du libéralisme de Pascal Salin
C’est une définition du libéralisme à la française qui n’est pas notre doctrine libérale. Assez caricatural in fine.

27) Lu également L’Art de la méditation de Mathieu Ricard, le fils de Jean-François Revelle
Un petit opuscule, mais je vous avoue que je ne l’ai pas appliqué.

28) Lu également La Sagesse des mythes de Luc Ferry
Moins bien que le premier tome de «Apprendre à Vie» qui est une initiation à la philosophie. Néanmoins, je le garde en réserve de la république car j’espère bien expliquer un jour ou l’autre les mythes grecs à mon gamin.

29) Enfin, sortons des essais et dans le genre «nanard» qu’il ne faut surtout pas lire ni acheter, The lost symbole de Dan Brown
Je me donne bonne conscience en l’ayant lu en anglais. Comme cela je me dis que je ne perds pas tout, mais c’est vraiment nul à …,je vous laisse finir la phrase.

Actualisation de mes lectures - Septembre 2009

1) La valse lente des tortues, Katherine Pancol
Un roman plein d'humour qui est la suite de Les yeux jaunes des crocodiles. Il se lit d'une traite. Comme on me l'avait offert, j'ai donc lu la deuxième partie, mais je me promets de lire très bientôt la partie 1. A lire absolument!

2) La guerre de la fin du monde de Mario Vargas Llosa
Cette fresque épique est absolument extraordinaire. Cela demande une certaine concentration dans la lecture, mais c'est un tout grand roman.
Le Brésil renverse l'empire et la société traditionnelle et se dote d'une république musclée. C'est à ce moment qu'un prophète se lève dans le désert du Nordeste, pour, rassemblant gens de tous bords, les parias de la société, fonder une sorte de communauté à part. Un écossais, anarchiste, le suit à la trace et cherche à rejoindre cette communauté, croyant y trouver les ferments du véritable communisme.
Il s'agit d'un thème historique, mais c'est surtout le portrait d'une société coloniale du XIXe siècle. C'est une fresque absolument extraordinaire. Le fanatisme religieux y est décrit, avec les excès auxquels cela peut mener. La cité rebelle va résister aux "francs-maçons de la république" (sic). Elle va résister à des sanglantes opérations militaires, la suite à lire.

3) Chaos calme de Sandro Veronesi
Je n'ai pas eu l'occasion de voir le film, mais le roman est intéressant. 13/20

4) Le Concile de Pierre de Jean-Christophe Grangé
Il fallait un peu se vider la tête. Nul. 3/20

5) Les accommodements raisonnables de Jean-Paul Dubois
A lire absolument. Je vais continuer par Une vie française, dont je vous reparlerai. 14/20


6) Fred Vargas, Un peu plus loin sur la droite et Pars vite et reviens tard 
Je confesse que j'ai un peu de mal à entrer dans les romans de Fred Vargas. Je n'accroche pas, même si je reconnais le talent et la culture de la romancière, et le côté tout à fait original de son approche.

7) La princesse des glaces de Camilla Läckberg
Je croyais que c'était de la même veine que Millenium. Très décevant.

8) "Mon" Arturo Pérez Reverte, Le cimetière des bateaux sans nom. J'ai eu quelques difficultés à m'y imprégner, mais cela devient passionant. L'érudition de Pérez Reverte fait à nouveau des merveilles. On retrouve une personnalité féminine hors du commun, au caractère trempé, énigmatique, qui évoque la "reine du sud". Les rapports passionnés entre un homme et une femme qui mènent à la tragédie, des amours sombres. Cela rappelle également Le peintre des batailles,. Merveilleux roman qu'il faut lire également.

9) Falaises d'Olivier Adam
Bien écrit, épouvantablement noir. Ca se lit très vite, mais ça m'a déprimée complètement.
Dans la rubrique "actualités et tourmentes", La crise, et après ? de Jacques Attali. Bof. Intéressant, car il explique que c'est finalement par le libéralisme des entrepreneurs qu'on s'en sortira.

10) Lu également Ce grand cadavre à la renverse de Bernard-Henri Levy, une diatribe sur la gauche et le parti socialiste.

11) Lu Fortis et Dexia : enquête sur un séisme de Francis Van de Woestyne et Ariane van Caloen
Ca se lit comme un polar et c'est super intéressant.

12) Lu 2008 : L'année du krash de Bruno Colmant et Chantal Samson
Une approche plus philosophique et presque psychanalytique de la crise boursière.

13) Lu aussi, et oui !, 20 leçons pour un socialisme écologique de mon collègue socialiste Jean Cornil
Quelques idées, intéressantes, mais oui, à pêcher. Un style parfois un peu alambiqué. J'ai bien aimé son questionnaire de Proust.

14) Cet été 2009, j'ai lu World without end (Un monde sans fin), le bouquin de Ken Follett
Je l'ai lu en anglais, 1237 pages bien tassées, écrites toutes petites. Je suis arrivée au bout. Je reconnais, cela m'a pris trois semaines, de lecture attentive. Combien de temps avez-vous mis pour le lire en français ? Ce bouquin se laisse lire, est amusant, mais c'est moins bien que Les piliers de la Terre. Il y a un peu trop de boites de rallonge.

15) Lu également Une vie française de Jean-Paul Dubois
Ce roman est antérieur aux Accommodements raisonnables. A lire absolument.Très bien écrit, un style, comme j'aime, journalistique (Dubois est journaliste au Nouvel Observateur). Le sens de la formule et on lit, malgré les pleurs et les grincements, avec un sourire. Un certain regard sur sa vie.

Actualisation de mes lectures - Fin novembre 2008

1) Je vous ai parlé de Pérez-Reverte. Le polar intelligent. J’ai lu Le Hussard
Ce court roman démarre comme du Stendhal, de beaux sentiments et vous finissez complètement désossé sur votre canapé! L’horreur de la guerre. Vous en êtes malade physiquement. Du grand art. J’ai mis 16/20.

2) J’ai ensuite découvert Murakami, A l’ouest du soleil
Je n’avais jamais lu cet auteur. J’ai adoré ce livre (15,5/20). J’ai enchaîné car je voulais le découvrir avec, quelques temps plus tard, Kafka sur le rivage et Les amants du Spoutnik.
Kafka sur le rivage, c’est assez ésotérique, c’est comme un conte fantastique, mais cela se dévore. Les amants du Spoutnik, c’est moins extraordinaire. C’est dans la même veine qu’A l’ouest du soleil ou Au sud de la frontière (13/20 pour Les amants du Spoutnik).

3) J’ai lu Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel
On a beaucoup parlé de ce bouquin. Cela m’a déçu. C’est toujours chez Claudel, comme La petite fille de Monsieur Linh, le thème central de l’enfant. Je préférais La petite fille de Monsieur Linh. (12/20)

4) Lu également, comme tout le monde me direz-vous, L’élégance du hérisson de Muriel Barbery
Un délice, roman à tiroirs. Très bien écrit, plein d’érudition, de culture. Il paraît que les psys le donne à lire à leurs patients. C’est l’acceptation de la différence, de l’autre, si l’on veut faire simple. C’est peut-être une recherche au plus profond de soi. (16,5/20)

5) Retour au Pays de Rose Tremain
J’ai pratiquement tout lu de Rose Tremain. Cet écrivain anglais a écrit des livres magnifiques, chacun dans un registre différent. Celui-ci est toutefois de moindre qualité que les précédents. On a un peu l’impression que ça sent la commande et l’obligation de résultat de la part d’un écrivain qui a, Outre-Manche, un certain succès. (10/20)

6) Ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb
Je me suis déjà exprimée antérieurement sur son côté commercial et «production à tout prix». (11/20)

7) Lu Profondeur d’Henning Mankell
Cet écrivain suédois a écrit quelques polars vraiment intéressants. Ici on n’est pas dans la veine du roman policier. C’est un roman très noir, très déprimant, mais excellent, qui vous attire dans les profondeurs de l’âme. (16/20)

8) Dans le genre polar cette année: Prédation, de J. Camus et N. Hug
Ca se dévore. Il y a une suite, Stygmate, que je n’ai pas encore abordée (13,5/20).

9) Dans les bois d’Harlan Coben
Pas mal mais toujours un peu la même chose (12/20). Un lieu incertain de Fred Vargas. Pas mal du tout (13,5/20).

10) Le cercle du silence de D. Hepburn
Paraît-il le meilleur roman de l’année. Nul, pas crédible. (9/20)

11) J’ai lu la trilogie de Stieg Larsson, Millenium
Le premier, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Ca se laisse lire, pas mal. (12,5/20)
Le deuxième, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence. Génial. (17/20)
Le troisième, La reine du palais des courants d’air. Beaucoup plus décevant. (10/20)
Ce qui fait le succès des romans de Stieg Larsson: une belle analyse de la société suédoise, mais qui s’applique à la nôtre aussi, une bonne connaissance journalistique, politique, un regard sur les institutions. Des caractères de personnages qui prennent une densité. Une héroïne atypique. Stieg Larsson projetait d’écrire dix romans, dommage qu’il ait été emporté si brusquement. A 50 ans, en 2004, ça fait vraiment peur!

12) Lu de Douglas Kennedy The woman in the fifth
Nul, décevant, même remarque que pour Amélie Nothomb. (9/20)

13) J'ai découvert Khaled Hosseini, Les cerfs-volants de Kaboul
Un chef-d’œuvre. Le film est tout aussi bien et assez fidèle au roman, avec quelques épisodes coupés. (16,5/20)
J’ai lu dans la même veine A thousand splendid suns (Mille soleils splendides). Très bien aussi. Sur la condition de la femme en Afghanistan. Je l’ai lu à mon retour d’Afghanistan. Que ce pays est difficile à comprendre et à saisir. (16/20)

14) Lu encore Une exécution ordinaire de Marc Dugain
Moins bien que La malédiction d’Edgar. (12/20)

15) Un petit bijou que je vous conseille: Everyman de Philip Roth
J’ai aussi découvert Bernhard Schlink, auteur allemand, avec Le liseur. Extraordinaire. (17/20)

16) Dans le genre catastrophe, La consolante d’Anna Gavalda
S’il suffit d’un nom pour vendre des bouquins. C’est nul de chez nul. Il n’y a pas d’histoire, pas de style, ce sont des lieux communs. Vraiment, comment peut-on vendre des bouquins comme cela? (8/20)

17) Idem pour Je reviens te chercher de Guillaume Musso (8/20)
Que c’est beau le commerce! C’est toujours l’exploitation du même filon (comme dans Parce que je t’aime). Pour jeunes adolescents.

18) Lu ce petit bijou intéressant de culture et d’érudition de David Lodge L’auteur!
C’est à propos d’Henry James. Tout un pan de la littérature anglaise du 19e siècle. Vraiment intéressant.
Lu encore le livre de Siri Hustvedt, Elégie pour un américain. J’avais lu de bonnes critiques, mais j’ai été déçue. (9,5/20)

19) Au rang des essais, Engagements de Sylviane Agacinski, l’épouse de Lionel Jospin
C’est intéressant. J’ai eu le plaisir de la présenter aux Grandes Conférences de Liège. C’est une femme plus abordable et sympathique que les apparences ne laissent présager. Je ne partage toutefois pas ses positions en matière de procréation médicalement assistée ou de mères porteuses.

20) Une vie de Simone Veil
Magnifique. Quelle femme extraordinaire! Et l’on comprend mieux son parcours incroyable.
César Imperator de Max Gallo. Il se vend. (9/20)

21) Les quatre accords toltèques de D.M. Ruiz
C’est ma belle-sœur qui m’a branchée là-dessus, histoire de vivre mieux. Les quatre accords toltèques: parler bien, faire de son mieux, ne pas prendre les choses pour soi et puis le quatrième j’ai oublié. Ca va me revenir. Amusant.

22) Encore l’un ou l’autre roman. Après J.C. de Vassilis Alexakis
Paraît-il le meilleur roman de l’Académie française. Ca m’a pas vraiment bottée. (10/20)

23) Je termine en ce moment La valse lente des tortues de Katherine Pancol
Génial. Cent milliards de fois mieux que Gavalda. Un peu la même veine que L’élégance du hérisson, mais en moins prétentieusement cultivé. Bien écrit, drôle, une analyse de caractère. Un regard sociologique et en même temps un suspense. Je n’ai pas encore mis de cote, c’est pour quand je le terminerai. Il paraît qu’il y a un premier tome Les yeux jaunes des crocodiles. Cela n’empêche pas de lire le second. Je me réjouis de lire ces yeux jaunes des crocodiles pour vous en reparler.

A bientôt pour de nouvelles aventures et lectures!

Actualisation de mes lectures - Janvier 2008

Nous en étions restés à Bernard-Henry Levy.

Depuis, quelques bons romans, quelques moins bons romans et quelques commentaires.


1) Apprendre à vivre, de Luc Ferry
Luc Ferry, ce brillant intellectuel, cet humaniste chaleureux, égaré quelque temps en politique, sous l’austère devoir du ministère de l’éducation nationale nous rend ici un ouvrage didactique, un petit traité de philosophie, à l’usage des jeunes générations. Les moins jeunes y apprennent pas mal non plus.


2) Dans les romans, Je, François Villon, de Jean Teulé
Un roman dur où il faut avoir le cœur bien accorché. Comment la poésie est elle née de la fange?


3) La trahison de l’ange, de Eve de Castro
Nettement moins bon qu’un magnifique roman palpitant que je vous recommande, «Le peseur d’âmes».


4) L’art de la joie, de Goliarda Sapienza.
Un roman initiatique d’apprentissage, succès immédiat en Italie mais un peu décevant.


5) La peau du tambour, de Arturo Pérez-Reverte
Arrêtons nous à Arturo Pérez-Reverte. C’est un magnifique écrivain espagnol. Né en 1951, Pérez-Reverte a été grand reporter de guerre pour la télévision espagnole. Son expérience professionnelle l’a marqué et son dernier roman s’est imprégné de son vécu en tant que journaliste. Il se consacre maintenant à l’écriture et à la navigation. C’est un tout grand écrivain. Il a écrit ce que j’ai envie d’appeler le polar intelligent. Ses premiers romans, en tout cas publiés, tels que Le tableau du maître flamand, Le maître d’escrime, Le club Dumas, sont des chefs-d’œuvre. La peau du tambour est un peu moins bon. Je vous recommande également Le peintre des batailles, un impressionnant huis clos, extraordinaire. La Reine du sud, est assez génial aussi, mais dans un style différent des autres.

6) Je viens de lire pendant les vacances de Noël, Le hussard, toujours d’Arturo Pérez-Reverte, qui est en fait son premier roman, publié maintenant.
Comment peut-on louanger la guerre? C’est un roman qui commence, comme l’explique la couverture, comme du Stendhal, et comme le dit un commentateur, où l’on fini désossé sur un canapé. J’en ai eu les larmes aux yeux. Que veulent dire les mots patrie, gloire, honneur et… amour? A lire, et à s’accrocher. Comme toute l’œuvre de Pérez-Reverte. Il me reste à découvrir «Le cimetière des bateaux sans nom», ainsi que «La saga du capitaine Alatriste». Perez-Reverte est un homme dont j’ai assurément envie de faire la connaissance.


7) Tsunami à l’Elysée de Dominique Ambiel
Voilà un roman très rigolo, que j’ai lu quelques mois avant la compagne présidentielle. A lire à titre anecdotique. Ca ne prend pas la tête. Pas de méningite à l’horizon.
 

8) Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda
Pas mal. On vient d’en faire un film. Gentillet.


9) Moi, Charlotte Simons
ha enfin le Tom Wolfe que l’on attendait. J’adore Tom WOLFE. Vous connaissez: «Le bûcher des vanités», «Un homme, un vrai», de véritables chefs-d’œuvre.
Moi, Charlotte Simons, c’est palpitant, ça se termine juste un peu en ‘eau de boudin’. Mais après une discussion avec l’un de mes collègues qui l’avait lu aussi, il a réussi à me persuader que la fin n’était pas si ‘eau de boudin’ que cela. Je vous laisse découvrir, sinon je dévoilerais la couronne.


Quelques bons polars:
10) Jésus vidéo de Andreas Eschbach
Où le MR tient le haut du pavé, je vous laisse trouver pourquoi.


11) L’un ou l’autre Harlan Coben. Promise me, Tell no one dont on a fait aussi un film. Ca ne prend pas la tête Harlan Coben. C’est en général bien ficelé. Je les lis en anglais, pas pour faire ma maligne, mais comme ça, ça ne me donne pas mauvaise conscience de lire un petit polar.


12) L’amant» de Yann Queffélec
Intéressant. Voilà un écrivain français que l’on devrait voir plus souvent.


13) Le nouveau voyage d’Hector de François Lelord
Intéressant, quelques bonnes leçons. Un peu psychologique.


14) Les chiens de Riga de Henning Mankell
Voilà un bon polar et un auteur que Alonso (mon collaborateur zélé et dévoué) m’a fait découvrir.


15) J’ai lu Forteresse Digitale en anglais de Dan Brown. Nullissime.


16) Traces de Patricia Cornwell
J’aime bien ce médecin légiste. Le côté polar médical. Version d’avant les experts, en tout cas bien antérieur à la série TV.


17) Je vous conseille un magnifique roman de Joyce Carol Oates, Les chutes
Cet écrivain américain a une production phénoménale. Ceci est l’un de ses derniers romans. J’ai lu cette année, quelque chose de plus décevant: Mother missing.


18) Je me suis attaquée aux Bienveillantes l’hiver passé. Les premières pages sont remarquablement écrites. Il y a certains passages très durs qui vous obsèdent jusqu’à la nausée. Néanmoins, à lire absolument.


19) Un petit Douglas Kennedy au passage: The pursuit of happiness, suivit cette année par Temptation
Ce n’est pas aussi bon que les premiers romans de Douglas Kennedy. Je vous recommande ceci, à savoir, «L’homme qui voulait vivre sa vie», «une liaison dangereuse». Il faut de toute façon reconnaître à Douglas Kennedy, ce génie qui est de magnifier des moments, des instants de la vie quotidienne pour en faire des thrillers à couper le souffle.


20) Un chouette roman de Vargas Llosa, Tour et détour de la vilaine fille
Voilà un de mes auteurs fétiches. Au rang desquels je suggère La tante Julia et le scribouillard et d’autre encore tel que La guerre de la fin du monde.


21) Les sirènes de Bagdad de Yasmina Khadrat
A lire dans la foulée de «L’attentat» du même auteur. Où, comment naissent les racines du terrorisme?


22) Un intéressant petit roman de Florian Zeller, La fascination du pire
C’est court, c’est condensé. Ca fait réfléchir et on se dit souvent que dans son existence on imagine toujours le pire.


23) Au passage, lisez le livre de ma collègue Marie-Hélène Crombé, Lettre à Elie, rafraîchissant. Marie-Hélène est pleine de talent et doit persévérer.


24) Dans les essais, «Rendez-vous avec l’Islam» d’Alexandre Adler, dont je vous ai parlé plus haut.

25) J’ai découvert des auteurs japonais: Yoko Ogawa: Les paupières
Quelques nouvelles saisissantes.


26) J’ai découvert aussi cet été: Haruki Murakami : Au sud de la frontière, A l’ouest du soleil
Absolument magnifique. J’ai hâte de découvrir la suite.


27) Dans les polars, je viens de vous citer Harlan Coben. J’ai découvert un auteur australien Mad Douglas : Derniers Verres
Pas mal. Y a quelques alcooliques qui s’y retrouveront.


28) Un petit détour par Immortel de Franz-Olivier Giesbert, mais j’aimais mieux son Abatteur.


29) Dans les romans initiatique Labyrinthe de Kate Mosse
Je l’ai lu en anglais. Oui oui. Très chouette.


30) Dans les auteurs à succès que l’on découvre pour le moment, que toutes ses dames lisent sur un transat au bord de la méditerranée. Il y a Guillaume Musso, Parce que je t’aime.
Je vous avoue que je me demande toujours ce qui fait le succès de tel auteur, de même que Marc Lévy.


31) Au rang des romans français pas trop mal pour le moment, je vous recommande Un roman russe d’Emmanuel Carrère (le fils d’Hélène Carrère d’Encausse). C’est un vrai talent d’auteur.


32) L’élégance du hérisson», de Murielle Barbery
Absolument DELICIEUX. Une satyre intelligentsia française. Il y a des expressions toute à fait géniales. Ce roman est mieux recommandé par les psys: comment aller au-delà des apparences.


33) Le rapport de Brodek, de Philippe Claudel
Ca ne m’a pas emballée, je vous le confesse.


34) Tyrannie d’Eve, le dernier d’Amélie Nothomb, décevant
J’ai adoré Hygiène de l’assassin, qui nous livrait un auteur prometteur. Quelques livres passables dans l’entre temps. Stupeur et tremblements est un chef d’œuvre. Ici on a l’impression qu’Amélie Nothomb doit nous fournir sa production annuelle, pour être en harmonie avec son éditeur.


35) Un super roman encore. Orhan Pamuk, Mon nom est rouge

36) Au rang des essais politiques à lire.
L’aube, le soir ou la nuit de Yasmina Reza
Même si je trouve que Sarko en fait trop pour le moment et «Voyages au pays du coton» d’Eric Orsenna.


N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Que vous partagiez vous mon avis ou que vous soyez aux antipodes de mes goûts littéraires.

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